MAROC
16/10/2019 17h:49 CET | Actualisé 17/10/2019 09h:54 CET

Grâce royale pour Hajar Raissouni, son fiancé et l'équipe médicale

Afin de préserver "l’avenir des deux fiancés qui comptaient fonder une famille conformément aux préceptes religieux et à la loi".

ASSOCIATED PRESS
A man holds a banner at a demonstration outside a court in solidarity with detained journalist Hajar Raissouni, in Rabat, Morocco, Monday, Sept. 9, 2019. Banners in Arabic read "Free Hajar" and "No to criminalizing consensual relationships". (AP Photo/Mosa'ab Elshamy)

JUSTICE - Le roi Mohammed VI a accordé, ce mercredi 16 octobre, une grâce royale à la journaliste d’Akhbar Al Yaoum Hajar Raissouni, condamnée le 30 septembre dernier à un an de prison ferme par le tribunal de première instance de Rabat pour “avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage”. Le fiancé de la jeune femme de 28 ans, Rifaât Al Amine, un activiste soudanais condamné à la même peine de prison, et le gynécologue Mohammed Belkziz, qui avait écopé de deux ans de prison, ont également été graciés par le souverain. 

C’est par le biais d’un communiqué que le ministère de la Justice annonce que le roi Mohammed VI accorde une grâce à “Mlle Hajar Raissouni, condamnée à une peine de prison et qui fait toujours l’objet de poursuites judiciaires”. 

Une grâce royale qui “s’inscrit dans le cadre de la compassion et la clémence reconnues au souverain”, souligne le communiqué, précisant le souci du souverain “de préserver l’avenir des deux fiancés qui comptaient fonder une famille conformément aux préceptes religieux et à la loi, malgré l’erreur qu’ils auraient commise et qui a conduit à cette poursuite judiciaire”.

Le roi a également accordé sa grâce au fiancé de Hajar Raissouni et à l’équipe médicale poursuivie dans cette affaire, à savoir le gynécologue, la secrétaire médicale et l’anesthésiste.  

Pour rappel, la journaliste avait été arrêtée samedi 31 août par la police alors qu’elle quittait le cabinet de son gynécologue à Rabat “où elle s’était rendue d’urgence pour une hémorragie”, affirmait sa défense. Selon le contre-examen médical diligenté par la police, que le HuffPost Maroc avait choisi de ne pas divulguer par respect pour sa vie privée, la jeune femme aurait alors subi un avortement.