ALGÉRIE
26/01/2015 09h:19 CET | Actualisé 26/01/2015 13h:54 CET

Gourcuff découvre, après Vahid, la presse de la rumeur "made in Algeria"

Facebook/elkhedra

Les relations entre l'ancien coach de l'équipe nationale Vahid Halilhodžić et les journalistes sportifs algériens étaient franchement détestables. Son successeur, Christian Gourcuff, malgré un vœu d'ouverture en direction de la presse fait à son arrivée en Algérie, découvre à son tour les pratiques journalistiques très spécifiques qui créent des tensions à partir de rien.

L’entraîneur des Verts s'est indigné dans des déclarations devant les envoyés spéciaux de la presse algérienne et internationale en Guinée Equatoriale, à l'occasion de la CAN, de la fabrication fictive d'un conflit au sein du groupe et de problèmes de discipline. En peu de mots, Christian Gourcuff donne un véritable cours de déontologie à des journalistes dont certains sont allés, dans un passé récent, jusqu'à produire des interviews fictives.

''Dans la situation actuelle, il y a des critiques et je suis prêt à les accepter, même si je ne suis pas d’accord sur tout" note l’entraîneur de l'équipe nationale algérienne. En revanche, a-t-il ajouté, "il y a eu des rumeurs sur la discipline dans le groupe et sur la solidarité et il est inadmissible de colporter de telles rumeurs sur des problèmes entre les joueurs qui sont fausses et très négatives (...)".

L’irritation du coach a été d’autant plus vive qu’il s’est précipité – sitôt nommé – à déverrouiller l’accès médiatique aux Fennecs. "On ouvre au maximum les entraînements pour que vous puissiez témoigner aux Algériens que le groupe vit bien", a-t-il protesté en s’adressant aux envoyés spéciaux des médias algériens.

"Rien ne change", s'exclame, choqué, un ancien journaliste sportif qui estime que le journalisme sportif concentre en "mode amplifié" les tares de la presse notamment dans le B.A.B.A du métier qu'est la "vérification de l'information".

Pour lui, cette tendance d'une partie de la presse sportive à se laisser submerger et à entretenir la rumeur est liée également à une lourde défaillance des institutions dont la Fédération algérienne de football (FAF).

"Les modes élémentaires de la communication comme l'organisation de point de presse, des conférences et des briefings ne sont pas assurées et cela ne fait qu'accentuer cette tendance à courir derrière la rumeur voire à en fabriquer", relève-t-il.

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