ALGÉRIE
22/05/2018 03h:01 CET

Gestion d’eau: l’ADE ambitionne à réduire le taux de fuites à 18% d’ici 2030

L’Algérienne des eaux (ADE) ambitionne à réduire le taux de fuites sur son réseau d’eau de 30% à 18% d’ici 2030, a annoncé lundi son directeur général, Smain Amirouche.

“Le taux de pertes actuellement est de l’ordre de 30%. Toutes les opérations qui sont en cours, projetées ou financées, tendent à ce que d’ici 2030 nous ramèneront le taux de fuites à un taux acceptable qui se situe entre 18 à 20%”, a indiqué M. Amirouche qui s’exprimait sur les ondes de la Radio algérienne.

Pour ce faire, l’ADE a demandé un financement annuel de 5 à 10 milliards de dinars, selon le directeur général soulignant que la rénovation du réseau constitue une “priorité” pour l’ADE.

Ce programme de rénovation permettra principalement de mieux préserver les ressources en eau dans un pays qui recourt aux opérations de dessalement d’eau de mer, très couteuse, pour satisfaire la totalité de ses besoins, a-t-il avancé.

Outre les fuites d’eau, le raccordement illicite au réseau entraine des pertes de 15% du volume global produit, note par ailleurs le premier responsable de l’ADE.

Concernant la saison estivale prochaine, M. Amirouche a rassuré quant à une alimentation “confortable” en eau potable dans la plupart des wilayas du pays.

Il rappelé, dans ce cadre, qu’un programme a été mis en place en novembre dernier pour éviter les perturbations enregistrées durant l’été 2017.

Ce programme qui comprend notamment la mise en service de nouveaux raccordements, transferts d’eau et forages, permettra une alimentation quotidienne sur des plages d’horaire entre 16 et 18 heures/jour.

Ces efforts ont été également soutenus par une forte pluviométrie enregistrée cette saison avec un taux de remplissage des barrages qui a atteint ce mois de mai près de 70%, selon le directeur général.

Près de 35% des créances “irrécupérables”

Evoquant le problème des créances de l’ADE, M. Amirouche a précisé que sur les 46 milliards de dinars non payés par les clients de l’entreprise, 16 milliards sont des créances “très anciennes” et par conséquent “irrécupérables”.

Les créances de l’ADE auprès des institutions publiques représentent 8 milliards de dinars qui sont en cours de règlement suite à la correspondance du ministère de l’intérieur adressée aux walis pour accélérer le paiement de ces créances.

Le reste des créances sont celles des ménages et industriels et sont “en train d’être récupérées au fur et à mesure”, ajoute-t-il.

Toutefois, le montant des créances est resté quasiment stable depuis deux années, constate M. Amirouche soulignant que les factures fraîches sont récupérées régulièrement à 95%.