ALGÉRIE
26/11/2015 20h:49 CET | Actualisé 29/11/2015 14h:54 CET

L'ancien chef de l'antiterrorisme, le général Hassan a été condamné à cinq ans de prison ferme

11219601_873069462788231_6066921977844338889_nLe général Toufik n'a pas été entendu malgré la demande de la défense

Ouvert jeudi 26 novembre 2015, le procès du général Hassan, de son vrai nom Abdelkader Ait-Ouarabi, ancien chef de l’antiterrorisme au sein des services de renseignement s'est terminé le jour même par une condamnation à cinq ans de prison ferme par le tribunal militaire d’Oran.

Un verdict rapide qualifié de "châtiment" par maître Khaled Bourayou, un des avocats de l’ancien responsable des services de renseignements. Le général Hassan qui a plaidé non-coupable était poursuivi pour les délits de "destruction de documents" et d'"infraction aux consignes militaires".

L’ancien patron du DRS, le général Mohamed Médiene dit Toufik, supérieur hiérarchique du général Hassan n’a pas été entendu par le tribunal malgré la demande faite par les avocats de la défense.

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"Victime collatérale"

Le général Hassan n’a pas bénéficié de ‘circonstances atténuantes", a indiqué Me Khaled Bourayou tandis que Me Mokrane Aït Larbi constatait que l’ancien responsable de l’anti-terrorisme s’est vu infligé la peine maximale.

Les avocats ont annoncé leur décision de se pourvoir en cassation contre le verdict. C’est la première fois qu’un officier du renseignement est condamné pour des faits relevant, apparemment, de son activité au sein des services.

Le déroulement du procès dans un huis-clos strict à la demande du parquet qui a invoqué la sensibilité de l’affaire ne permet pas d’avoir une idée précise des faits reprochés au général Hassan hormis ce qui a été fuité dans la presse sur une opération d’infiltration menée dans le nord du Mali sans que le commandement régional n’en soit informé.

Le général Hassan qui était l’interlocuteur de services de renseignements étrangers a été placé sous contrôle judiciaire après sa mise à la retraite en 2013. Ses avocats ont donné une tournure politique aux ennuis judicaires du général Hassan en affirmant dans un communiqué qu’il était une "victime collatérale de la féroce guerre des clans qui se livre à un haut niveau de la sphère politique".

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Selon eux, le général Hassan est "un des vaillants officiers parmi ceux qui ont sauvé le pays du péril terroriste et épargné au peuple algérien l'anéantissement programmé".