ALGÉRIE
26/07/2014 06h:46 CET | Actualisé 26/07/2014 07h:37 CET

Gaza, en trêve, compte ses morts, la Cisjordanie en Intifada, la diplomatie en action à Paris

twitter Ajagaza

35 palestiniens ont été tués dans les premières heures de la journée du samedi avant l’entrée en vigueur à huit heures (05H00 GMT) d’une trêve de 12 heures. Parmi les victimes, vingt membres de la famille El-Nedjar à Khan Younès dont 11 enfants et 4 femmes.

Le nombre des victimes palestiniennes ne fait que s’allonger avec le travail des secouristes qui commencent à fouiller les décombres des maisons détruites par les raids et les bombardements.

Au moins quarante corps ont déjà été retirés par les secouristes dans les décombres des maisons bombardées par les israéliens. Ce qui porte le nombre des victimes palestiniennes à plus de 940 morts et plus de 5900 blessés.

La liste macabre que le Dr Achraf Al-Qodra, porte-parole des services de santé à Gaza, met à jour régulièrement, risque de s’allonger considérable au fil de ces prochaines heures avec le travail des secouristes.

37 soldats israéliens ont été tués depuis le déclenchement des attaques terrestres sur Gaza ainsi que deux civils et un ouvrier agricole. Les responsables de la sécurité à Gaza a appelé la "population et les résistants" à faire preuve d’extrême vigilance durant la trêve.

Ils ont appelé les habitants à ne pas s’approcher des lieux et des positions militaires qui ont été bombardés de crainte de l’existence d’engins explosifs.

Intifada en Cisjordanie

En Cisjordanie, le "jour de la colère » du vendredi décidé par les organisations palestiniennes tourne à l’Intifada en soutien à Gaza.

Deux jeunes palestiniens de 16 et 18 ans ont été tués à Jenine et près de Bethléem, dans la nuit du vendredi à samedi.

9 palestiniens ont ainsi été tués depuis jeudi en Cisjordanie. Les palestiniens étaient très nombreux à s’affronter aux forces israélienne au nord de Jérusalem, au point de passage de Qalandiya. Ils étaient plus de 10.000 mobilisés pour soutenir Gaza.

Cette mobilisation de la population palestinienne se traduit politiquement par un soutien franc de l’Autorité Palestinienne aux exigences des factions combattantes de lier la mise en place d’un cessez-le-feu à la levée du blocus imposé à la bande de Gaza depuis 2006.

A l'issue d'une réunion extraordinaire, ce samedi matin, l’Autorité Palestinienne a insisté sur l’impératif de saisir l’opportunité de la courte trêve pour aborder sérieusement avec les demandes nationales palestiniennes. Elle a indiqué qu’elle menait des consultations avec les différentes forces nationales et "un certain nombre de pays frères et amis et notamment l’Egypte" pour parvenir à une position commun qui met «une fin totale à l’agression ».

Une réunion à Paris avec le Qatar et la Turquie et sans l’Egypte

L’Egypte, ouvertement hostile au Hamas, n’a pas pu imposer sa proposition de trêve qu’elle a omis de discuter avec les dirigeants du Hamas à Gaza qui y ont vu une proposition de reddition en bonne et due forme. Le Caire maintient une forme "d’équidistance" fortement critiquée dans les médias arabes.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, a ainsi affirmé que les deux parties ne faisaient "pas fait preuve d'une volonté suffisante pour négocier" et décrocher un accord.

La campagne, permanente des médias égyptiens contre le Hamas, traduit l’ampleur du fossé entre le pouvoir égyptien et le Hamas. Son statut de "médiateur" traditionnel entre Israël et Gaza est fortement contesté, le Hamas préférant le Qatar et le Turquie.

Ce deux pays seront présents à Paris, aujourd’hui, dans une réunion internationale au niveau des ministres des affaires étrangères consacrée à la situation à Gaza à côté du secrétaire d’Etat américain John Kerry et de ses homologues français, britannique, allemand, italien et de l'Union européenne.

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