ALGÉRIE
28/05/2019 13h:18 CET | Actualisé 28/05/2019 14h:20 CET

Gaïd Salah défend le dialogue comme "unique voie", évoque la "pénible période" des années 90

FAROUK BATICHE via Getty Images

Ahmed Gaïd Salah a une nouvelle fois parlé politique. Dans un discours prononcé mardi 28 mai, le chef d’état-major de l’armée a défendu le dialogue comme “unique voie” pour “résoudre la crise” actuelle et a évoqué la “pénible période” des années 90.

“J’ai affirmé à maintes reprises et je le répète aujourd’hui une fois encore, que l’unique voie pour résoudre la crise que vit notre pays est d’adopter la voie du dialogue sérieux, rationnel, constructif et clairvoyant, qui place l’Algérie au-dessus de toute considération”, a affirmé le général de corps d’armée. 

Le dialogue que souhaite Gaïd Salah réunirait “les personnalités et les élites nationales, fidèles à la nation et à son intérêt suprême sacré”, selon son discours. 

“Le dialogue sincère et objectif lors duquel il sera question de l’évaluation des circonstances que vit le pays et de concessions réciproques pour le bien du pays”, a-t-il ajouté. 

La tenue de la présidentielle du 4 juillet est plus que jamais incertaine après l’expiration du délai de dépôt de candidatures le 25 mai et le dépôt de deux dossiers seulement par des candidats probables inconnus. 

Ahmed Gaïd Salah a continué malgré ça de parler de “solution constitutionnelle”. “Rien n’est impossible et l’Algérie attend une sortie légale et constitutionnelle qui la prémunira contre toute forme d’exacerbation de la situation”, a-t-il affirmé. 

Dans le même sillage, il a insisté sur la nécessité de la tenue d’une présidentielle “dans les plus brefs délais possibles, loin, et je le dis, de périodes de transition aux conséquences incertaines, car l’Algérie ne peut supporter davantage de retard et de procrastination”.

L’homme fort de l’armée a également évoqué la guerre civile des années 90, affirmant que le peuple algérien était “conscient de l’importance d’aboutir rapidement à des issues adéquates à cette crise” et ne veut plus “revivre les expériences douloureuses antérieures, dont il a subi les affres et souffert terriblement des répercussions, tout comme il n’oublie pas et ne veut pas oublier cette pénible période qu’il a vécue durant les années 90.”

“Nous devons, en tant qu’Algériens, tirer l’enseignement des expériences et des événements tragiques passés, où la raison était absente, et dont l’unique perdant était la patrie”, a-t-il ajouté.