ALGÉRIE
16/04/2019 15h:21 CET

Gaid Salah charge le général Toufik et le menace

HuffPost Algérie

Le chef d’Etat major, Ahmed Gaid Salah, a chargé une nouvelle fois le général de corps d’armée Mohamed Mediene en le désignant par son ancienne fonction et en le menaçant sans ménagement de poursuites judiciaires.

Dans son discours fait à la 4e région militaire à Ouargala, le Général de corps d’Armée a mis en garde contre “certaines personnes qui ont longtemps abusé des richesses du peuple” et qui continuent “d’activer contre sa volonté et d’œuvrer à attiser la situation, en approchant des parties suspectes, et certains responsables et partis politiques”.

De ces personnes, il choisit de désigner par sa fonction le général de corps d’armée Mohamed Mediene dit Toufik. ” J’ai déjà évoqué, lors de mon intervention du 30 mars 2019, les réunions suspectes qui se tiennent dans l’ombre pour conspirer autour des revendications du peuple et afin d’entraver les solutions de l’Armée Nationale Populaire et les propositions de sortie de crise. Toutefois, ces parties, à leur tête l’ex-Chef du Département du Renseignement et de la Sécurité, ont tenté, en vain, de nier leur présence dans ces réunions, et d’induire en erreur l’opinion publique, et ce, en dépit de l’existence de preuves irréfutables sur ces faits abjects.”

Le chef d’état major rappelle qu’il avait affirmé “ce jour là, que nous allions dévoiler la vérité, et les voici continuer à s’agiter contre la volonté du peuple et œuvrer à attiser la situation, en approchant des parties suspectes, et inciter à entraver les solutions de sortie de crise.”

Pour Ahmed Gais Salah c’est l’ancien puissant patron des services qui attise la crise et entrave les solutions de sortie de crise.

Gaid Salah met en garde sans ménagement l’ancien patron des services, “je lance à cette personne un dernier avertissement, et dans le cas où il persiste dans ses agissements, des mesures légales fermes seront prises à son encontre”.

Pour rappel, Mohamed Mediene, dit Toufik, ancien général de corps d’armée à la retraite, avait démenti formellement toutes les accusations colportées contre lui. Il s’était défendu d’avoir comploté contre la sécurité du pays. “M’accuser d’avoir rencontré des agents étrangers pour évoquer des sujets relevant de la souveraineté nationale est une tentative délibérée de me porter préjudice. Je suis connu à l’intérieur du pays et en dehors pour avoir combattu toutes les ingérences extérieures qu’elles soient politiques, culturelles ou économiques.” avait soutenu l’ancien puissant homme des services secrets algériens.