MAROC
29/12/2018 15h:49 CET | Actualisé 29/12/2018 15h:55 CET

Gad Elmaleh très ému en évoquant le souvenir de sa grand-mère, sa première spectatrice (VIDÉO)

Un reportage très émouvant.

PEOPLE - Quiconque suit sa carrière de près sait l’importance que Gad Elmaleh accorde à Casablanca et à ses origines marocaines. Lors de son interview pleine d’émotion accordée à l’équipe de l’émission “Grand Angle”, diffusée jeudi 27 décembre sur 2M, le Bidaoui est revenu sur ses débuts dans la ville blanche, sur sa relations à ses parents, à sa famille et livre, ému, des souvenirs partagés avec sa grand-mère. Des souvenirs qui tiennent une place toute particulière dans son cœur, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous (à partir de 15:05 minutes).

“Je me souviens, quand j’étais gamin, je quittais l’école, sans le dire à mes parents, mais ma grand-mère était au courant. J’allais la voir l’après-midi, on était seuls dans cet appartement”, raconte-t-il, marquant un silence avant de confier qu’il est touché d’évoquer ce souvenir.

“Il n’y avait qu’elle qui était au courant, et moi. Dans son immeuble, il y avait 7 étages, avec 2 appartements par étage. C’était donc 14 femmes marocaines qui vivaient, criaient, pleuraient, riaient, chantaient, faisaient la cuisine, allaient au “ferrane” (au four à bois), revenaient, se disputaient...”, poursuit-il, se souvenant du “folklore incroyable” que ce spectacle représentait pour l’enfant qu’il était.

“Pour faire rire ma grand-mère, parce qu’elle était seule dans cet appartement, j’imitais toutes ces voisines qui se parlaient entre elles. Mais elle me donnait des infos sur leurs vies, sur ce qu’elles faisaient, sur ce qu’elles disaient, que je transformais. C’était un spectacle sur-mesure pour ma grand-mère, qui mettait en scène 14 femmes marocaines de la place Verdun”, se souvient l’artiste.

“C’est un souvenir que je garderai à vie”, poursuit Gad Elmaleh, les larmes aux yeux. “Je regrette qu’il n’y ait pas de vidéo de ça. Je faisais toutes les voix (...) Il y en avait une qui passait sa vie avec sa jeffafa (serpillière, en darija). Et quand je rentrais, je disais à ma grand-mère: ’elle est où madame jeffafa?. Et elle était morte de rire, car c’était déjà des observations du quotidien”, dit-il.

Authentiquement vôtre  

Consacré à Gad dans le cadre de sa tournée mondiale “Dream Tour”, le reportage est allé à Dubaï à la rencontre de l’humoriste de 47 ans, à la fin de son long périple au tour du monde pour sa tournée “Dream Tour”. Ce soir-là, c’est accompagné de son fils aîné Noé (18 ans), qui s’occupe du warm-up de la soirée comme DJ, que l’humoriste prépare son show.

“Lorsque je joue dans le monde entier et que la communauté marocaine est présente, elle est fière et il se passe des actions et des gestes très émouvants. (La communauté marocaine) est fière de voir que notre identité, et notre marocanité a été portée ailleurs, qu’on la partage avec les gens autour de nous”, dit Gad Elmaleh. “Je suis reconnaissant de mon identité judéo-marocaine, de mon identité marocaine, de ma famille (...) Si je n’étais pas né à Casablanca, si j’avais même changé mon nom, comme j’avais pensé le faire à un moment donné, je n’aurais pas eu la carrière que j’ai eue”, poursuit-il.

Il livre à l’équipe de 2M une panoplie d’anecdotes aussi drôles qu’authentiques. “Je ne partage que ce qui est vrai”, dit-il. En évoquant son fils, Raphaël (5 ans), fruit de sa relation avec Charlotte Casiraghi, membre de la famille princière de Monaco, il fait le parallèle entre l’arrière grand-mère maternelle de son fils et sa propre grand-mère. “Mon fils de 5 ans, la grand-mère de sa maman, c’est Grace Kelly, elle faisait des signes de la mains aux gens depuis sa décapotable avec un prince à ses côtés. Moi, ma grand mère, c’était une vieille femme de Casablanca, qui faisait des signes menaçants depuis son balcon, ça n’a rien à voir”, s’amuse sur scène, toujours entre rire et émotion, le comédien.