TUNISIE
29/04/2019 10h:54 CET

Gabès Cinéma Fen: Entretien avec les maîtres de cérémonie, Taoufik Mjaied et Rim Saaidia

Taoufik Mjaied et Rim Saaidia ne tarissent pas d'éloge sur un festival appelé à être "l'un des meilleurs en Tunisie".

Facebook/Gabès Cinéma Fen

La première édition du Gabès Cinéma Fen (GCF) vient d’embrasser la ville de Gabès, la plaçant sous le feu des projecteurs, dans une atmosphère à la fois conviviale mais aussi branchée.

L’équipe du Huffpost Tunisie a recueilli quelques propos exclusifs des visages du festival, qui ont eu la lourde tâche d’animer les cérémonies d’ouverture et de clôture de l’événement, diffusées en direct à la télévision nationale.

Deux festivités qui se sont étalées sur plus de 2 heures au total et pendant lesquelles leurs prestations ont été scrutées de près.

HuffPost Tunisie: Pourquoi avez-vous choisi d’être présents au festival Gabès Cinéma Fen?

Taoufik Mjaied : Premièrement, parce que je suis gabésien. Deuxièmement, parce que j’apprécie tout ce qui est relatif à la culture décentralisée. Il faut que la culture soit véhiculée pour que les gens se rendent compte à quel point c’est important d’investir dans ce domaine, dans une ville comme Gabès. Une ville qui souffre, comme on le sait tous, de la pollution.

Mais grâce à ce festival, les gens ont un peu oublié les mauvaises odeurs pour sentir l’odeur de la culture, du cinéma, de la musique, des expositions et de toute cette activité qui a vraiment ravivé la ville.

Rim Saaidia : J’ai choisi d’être présente, parce qu’il fait partie des rares festivals régionaux. C’est vraiment important, c’est un festival dans le sud. Il y a aussi le festival de Tozeur, mais la spécificité du Gabès Cinéma Fen (GCF), c’est qu’il se passe aussi dans la rue. C’est aussi un festival éclectique, il y a du cinéma, mais aussi du “fen” (de l’art). Le cinéma rassemble tous les arts. Cela se manifeste dans l’engouement des festivaliers pour les autres disciplines (expositions, concerts, etc.). C’est le point fort du GCF. Par ailleurs, le festival a provoqué des débats parmi les gens, sur des sujets artistiques.

Comment avez-vous vécu l’expérience du Gabès Cinéma Fen? Votre ressenti?

Taoufik Mjaied : C’est d’abord un sentiment de fierté de voir que ma ville a été capable de relever un challenge aussi grand que ce festival-là. Je tiens d’ailleurs à remercier tous ceux qui ont participé au Gabès Cinéma Fen, hommes et femmes, de toute culture et de tout horizon qui se sont déplacés de toute la Tunisie et également de l’étranger. Nous avons vu des ambassadeurs de différents pays européens, mais aussi de l’Asie.

Quand on voit l’accueil dont ont joui tous les invités à Gabès, on voit un rayonnement exceptionnel. Gabès peut aujourd’hui rêver. Gabès peut être aujourd’hui fière de dire qu’elle a son festival. 

Rim Saaidia : C’est quelque chose de très spécial. J’ai été fascinée par l’engouement qu’il y a eu, d’une manière générale. C’est l’élément vibrant et magique du festival.

Facebook/Gabès Cinéma Fen

 

Selon vous, quels sont les points à développer éventuellement pour les prochaines éditions du Gabès Cinéma Fen? Et est-il possible pour le festival d’atteindre la même notoriété que les JCC, ou mieux encore?

Taoufik Mjaied : Il y a déjà la notoriété mais il faut dire que comparaison n’est pas raison. Le GCF a été incontestablement à la hauteur des festivals organisés en Tunisie. Nous pouvons admettre que le GCF fait indéniablement partie des meilleurs festivals en Tunisie. Et grâce à ma collègue Rim Saadia, qui a excellé aussi pendant les cérémonies d’ouverture et de clôture. Je pense que les organisateurs ont vraiment été à la hauteur.

Rim Saaidia : Selon moi, l’organisation de cette première édition a été un succès, donc sur ce point là, il faut maintenir la même qualité.

Le point à développer serait de mettre en place des master-class, non pas pour les professionnels uniquement, mais pour les festivaliers curieux. 

Après l’expérience du Gabès Cinéma Fen, quels seraient vos souhaits pour la scène culturelle tunisienne?

Taoufik Mjaied : Plus de culture, plus d’art, plus de présence, plus de jeunes, plus de motivation, plus de détermination… RÊVEZ , RÊVEZ, RÊVEZ!

Rim Saaidia : Que beaucoup d’autres festivals voient le jour, dans toutes les régions tunisiennes.

Espérons bien voir un jour chaque région tunisienne avec son propre festival d’art.

Un dernier mot pour la fin?

(En Choeur): Gabès est belle!

 

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