MAROC
19/02/2019 19h:21 CET

France: Un Marocain accusé d'avoir étranglé et tué sa femme jugé cette semaine

Ils étaient venus s'installer en France trois mois avant le meurtre.

Zolnierek via Getty Images
Photo d'illustration

FAIT DIVERS - Les faits remontent à 2015. Le procès du suspect, lui, s’est ouvert ce 18 février. Brahim J, un Marocain, est accusé d’avoir étranglé et tué sa femme avant de jeter son corps dans un canal de Seine-Saint-Denis (région parisienne), rapporte le quotidien français Le Parisien. Il plaide l’accident mais si l’homicide est reconnu, il encourt la prison à perpétuité. 

Le récit que fait Le Parisien du premier jour du procès est glaçant. Il s’est ouvert sur le visionnage des photos du “paquet” qui a été repêché dans le canal. “Le ‘paquet’ qui contenait le corps de son épouse, Hafida, était constitué de sacs-poubelles, de ruban adhésif d’emballage et de carton. ‘Comme un œuf’, confiera un enquêteur devant la cour”, rapporte le quotidien. Avant de continuer, “Un corps plié en position fœtale et maintenu par des sangles de coffre de toit. Brahim J. semble s’essuyer des larmes”.

Le suspect avait d’abord fait croire à la disparition de sa femme, avec qui il était arrivé du Maroc depuis 3 mois seulement. Puis, sa version a changé. Il admet finalement l’avoir étranglé après une dispute. “A la vue des photos du corps, il admettait son geste, le décrivait avec précision et distance, assurant qu’il s’agissait d’un accident et qu’il n’avait jamais voulu sa mort”, rapporte Le Parisien.

L’enjeu du procès sera de déterminer s’il y a eu homicide. L’avocat de l’accusé veut requalifier “les faits en ‘violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner’”. Enquêteur et légiste ont été entendus ce 18 février. 

“La cour avait auparavant abordé la personnalité d’un accusé ayant très vite quitté l’école au Maroc, retraçant une vie sentimentale marquée par la jalousie. Un avis partagé par son ancienne épouse, qui a divorcé après avoir reçu des coups, mais aussi par sa propre famille”, ajoute le journal. “Le procès se termine jeudi”.