MAROC
27/05/2019 13h:25 CET | Actualisé 27/05/2019 13h:25 CET

France: Trois suspects interpellés dans l'explosion au colis piégé à Lyon

Jusqu'alors inconnu des services de police, l'auteur de l'attaque est un étudiant en informatique d'origine algérienne.

NurPhoto via Getty Images

POLICE - Trois personnes ont été arrêtées pour leur présumée implication dans l’explosion au colis piégé qui a fait 13 blessés, devant une boulangerie, dans le centre-ville de Lyon, vendredi 24 mai. Parmi elles, un homme de 24 ans soupçonné d’être l’auteur de l’attaque, selon l’AFP. 

Le jeune homme a été interpellé ce lundi à la descente d’un bus, dans le 7ème arrondissement de Lyon, par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) avant d’être placé en garde à vue, a précisé le parquet de Paris qui s’est saisi de l’affaire. Il a été arrêté après une filature depuis son domicile, où les enquêteurs redoutaient la présence d’explosifs, indique l’AFP. Selon Gérard Collomb, maire de Lyon, le suspect est un étudiant en informatique d’origine algérienne et son arrestation s’est faite calmement.

Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue ce lundi: un “lycéen majeur” membre de l’entourage de la première personne interpellée, ainsi que sa mère, précisent les autorités. Sa sœur a quant à elle été entendue par la police en audition libre, ajoute l’AFP. 

Dans un tweet, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a salué les efforts déployés pour retrouver l’auteur de cet acte:

Afin de retrouver le jeune homme, visible sur les images de vidéosurveillance, la police avait diffusé, samedi soir sur Twitter, deux nouveaux clichés du suspect en train de déposer le colis piégé devant la boulangerie de la rue Victor Hugo, artère piétonne commerçante et très fréquentée, au coeur de Lyon. Les photos, de qualité médiocre, montraient un jeune homme roulant à vélo, portant un sac à dos et une casquette de couleur kaki.  

La vidéosurveillance a perdu sa trace vendredi peu après l’explosion sur le quai Claude-Bernard, qui borde le 7e arrondissement, alors qu’il se dirigeait vers le sud à vélo, selon le maire de Lyon, Gérard Collomb. En pleine interview au moment des faits, le président français Emmanuel Macron avait évoqué “une attaque”.

Une trace d’ADN a toutefois été relevée dans les débris de l’engin explosif et sur trois scellés différents, ce qui suppose qu’il appartient au poseur de la bombe. Le profil du suspect n’apparaît pas dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques. Les motivations du suspect restent à ce stade inconnues, dit-on de source proche de l’enquête à l’AFP. L’attaque n’a pas encore été revendiquée. Onze des 13 blessés dans l’explosion de ce colis piégé au TATP sont toujours hospitalisés