MAROC
01/04/2019 17h:04 CET

France: Mounir Mahjoubi donnera son dernier salaire de ministre à des associations

Le candidat à la candidature LREM à Paris veut donner sa rémunération à deux associations qui s'occupent de logement dans la capitale française.

Le HuffPost

FRANCE - Généreux, le geste a vocation à faire parler. L’ancien secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi, qui vient de quitter le gouvernement pour briguer l’investiture LREM aux municipales à Paris, a annoncé qu’il entendait donner son dernier salaire de ministre à deux associations s’occupant de logement.

“Comme je ne vais pas travailler pendant trente jours, je souhaite donner ma rémunération à deux associations à Paris qui s’occupent de donner des logements pour les migrants et les SDF”, a annoncé ce lundi 1er avril l’ancien secrétaire d’État au Numérique sur le plateau CNews.

“Quand un ministre quitte le gouvernement et rejoint l’Assemblée nationale, il maintient sa rémunération de ministre”, a-t-il rappelé au préalable. Normalement, le maintien de ce traitement, d’un montant de 9 940 euros bruts, s’étend jusqu’à trois mois, sauf si l’ancien ministre retrouve un poste, ce qui sera le cas de Mounir Mahjoubi d’ici un mois, date à laquelle il retrouvera son siège de député de Paris occupé jusqu’alors par sa suppléante.

Autre critère exigé: que la déclaration de patrimoine du ministre sur le départ soit à jour et en règle avec la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Un premier acte de campagne

Le choix de Mounir Mahjoubi de donner cette somme à des associations s’occupant de logement à Paris n’a rien d’un hasard. Le mal-logement des plus pauvres, mais aussi des classes moyennes, sera un sujet central des prochaines élections municipales dans la capitale. Apôtre d’une ville qui donne “sa chance à chacun”, Mounir Mahjoubi a déjà promis, s’il était élu maire de Paris, de consacrer 20% de sa rémunération à un fonds d’investissement municipal pour la solidarité.

Le choix de se passer de son dernier salaire de ministre est aussi une perche tendue à son grand rival, Benjamin Griveaux, qui vient lui aussi d’abandonner son poste ministériel pour briguer la mairie de Paris. 

La course à la mairie de Paris s’annonce particulièrement serrée en 2020: Selon un sondage Elabe paru dimanche dans Le Figaro, des écarts serrés sont observés entre les listes menées par Anne Hidalgo, Rachida Dati, Benjamin Griveaux ou Cédric Villani. La maire sortante avance légèrement en tête sauf dans deux cas de figure: face à Mounir Mahjoubi, si Rachida Dati est la candidate de droite, et face à Benjamin Griveaux si la maire LR du Ve arrondissement, Florence Berthout, est la candidate de la droite.

Cet article a initialement été publié par le HuffPost France.