MAROC
09/07/2019 16h:45 CET

France: Maintien de la suspension de Clémence Calvin après un refus de contrôle antidopage à Marrakech

L'athlète française avait été suspendue momentanément pour s'être soustraite à un contrôle antidopage à Marrakech le 27 mars dernier.

Le HuffPost

DOPAGE - La marathonienne Clémence Calvin était sous le coup d’une suspension temporaire, suite à sa soustraction le 27 mars dernier à un contrôle anti-dopage à Marrakech. Le Conseil d’Etat français a décidé lundi 8 juillet de maintenir la suspension provisoire de l’athlète, qui attend de passer devant la commission des sanctions de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Elle encourt jusqu’à quatre ans de suspension pour cette infraction, qu’elle a déjà réfutée.

Cette sanction avait été levée un premier temps par le Conseil d’État en avril, qui avait estimé que l’athlète n’avait pas été en mesure de se défendre pénalement, ce qui avait permis à Clémence Calvin de participer au marathon de Paris le 14 avril. Elle s’était alors hissée à la 4e place. “Je me suis accrochée jusqu’au bout, n’en déplaise à mes détracteurs”, avait-elle déclaré au terme de la course. “Il n’y avait qu’une très faible minorité de personnes malveillantes (...) J’ai le courage de ceux qui tiennent le coup et qui sont plantés comme la Tour Eiffel. Je n’ai peur de rien ni de personne”.

Mardi dernier, Clémence Calvin avait demandé à ce que sa suspension provisoire, ordonnée le 25 avril par la présidente de l’AFLD Dominique Laurent, soit levée. Devant le juge des référés, ses avocats avaient alors soulevé “la disproportion manifeste” de cette mesure, expliquant qu’elle empêchait l’athlète de participer aux compétitions, et déploraient qu’aucune date n’ait encore été fixée pour une audience devant la commission des sanctions.

L’avocat de l’AFLD, Loïc Poupot, avait alors répondu qu’il s’agissait d’une mesure nécessaire à “l’équité sportive”, et que le refus de la Française de se soumettre à un contrôle faisait naître des soupçons de “prise de substance dopante”.

Dans un communiqué, le Conseil d’État indique quant à lui que “pour l’heure, la durée de cette mesure n’est pas disproportionnée au regard des nécessités de la lutte antidopage”.