MAROC
13/08/2018 11h:40 CET

France: Emmanuel Macron reçoit la mère d'un Français emprisonné au Maroc pour terrorisme

Thomas Gallay est retenu depuis deux ans en prison à Salé.

Twitter/annesaurat

INTERNATIONAL - “Il a entendu ma requête”. Ce sont les mots de Béatrice Gallay qui a été reçue par Emmanuel Macron, dimanche 12 août au Fort de Brégançon, lieu de villégiature du président français. Son fils Thomas, 37 ans, est retenu prisonnier au Maroc, à Salé, depuis février 2016, condamné à 4 ans en appel pour appartenance à une cellule terroriste.

“C’est à la fois un honneur et un plaisir d’être reçue par le chef de l’Etat qui écoute une citoyenne française en détresse. Je me dis que j’ai bien fait de venir. Il m’a entendue, il va s’en occuper personnellement, c’est tout ce que je pouvais souhaiter”, a expliqué Béatrice Gallay à la chaîne BFMTV. 

“Le transfèrement de mon fils s’enlise, je n’ai pas de réponse sur quand il pourra être transféré” a-t-elle déclaré au micro de RTL. “Emmanuel Macron m’a dit qu’il allait personnellement s’occuper de ce dossier, je lui fais confiance”.

En février 2016, Thomas Gallay, un ingénieur originaire du sud-est de la France, avait été interpellé lors d’un coup de filet antiterroriste pour “soutien financier” à des personnes ayant voulu perpétrer des actes terroristes. Selon sa mère, “on lui reproche d’avoir donné 70 euros à une connaissance”, un personnage au centre du dossier, après l’installation de son fils à Essaouira en 2014, qui selon les autorités marocaines, se serait par la suite radicalisé.

Béatrice Gallay précisait à l’AFP, en mars 2017, que Thomas Gallay avait été condamné sur la base de “faux aveux” que la police lui aurait fait signer en arabe, “alors que c’est une langue qu’il ne parle pas”. Elle assure que son fils n’est “même pas converti à l’islam”. Thomas Gallay avait alors récusé le procès verbal de ses aveux, indiquant qu’il s’agissait de déclarations qu’il n’avait jamais faites.

L’ambassade de France a Rabat avait fait savoir à plusieurs reprises que le ministère des Affaires étrangères suivait “avec attention” la situation du Français “dans le respect de l’indépendance de la justice marocaine”.