TUNISIE
10/09/2018 16h:33 CET

Football féminin - 8 fois championne de France et 4 fois championne d'Europe avec l'OL: À la rencontre de la plus tunisienne des lyonnaises Amel Majri

Née à Monastir, Amel Majri fait les beaux jours de l'Olympique Lyonnais avec déjà 8 championnat et 4 Ligues des champions à son actif

FILIPPO MONTEFORTE via Getty Images

À 25 ans seulement, son CV rendrait jaloux plus d’un footballeur professionnel.

Octuple championne de France, sextuple vainqueur de la Coupe de France, quadruple championne d’Europe, élue meilleure joueuse du championnat de France en 2016 par l’Union Nationale des Footballeurs professionnels (UNFP) et comptant 39 sélections en Équipe de France. 

Voilà le CV ronflant d’une des coqueluches du ballon rond français: La Franco-tunisienne Amel Majri.

Née à Monastir en 1993, la milieu de terrain de l’Olympique lyonnais s’est faite une place de choix dans l’un des meilleurs championnats d’Europe de football féminin. Interview.

HuffPost Tunisie: Vous êtes née en Tunisie, à Monastir. Racontez-nous un peu votre parcours depuis Monastir jusqu’au plus grand club de football féminin en Europe?


Amel Majri: Je suis arrivée en France à l’âge d’un an. J’ai grandi dans la banlieue de Lyon, à Vénissieux. J’ai commencé le foot à l’AS Minguettes, et à 14 ans, j’ai intégré l’Olympique Lyonnais (OL). À 18 ans, j’ai signé mon premier contrat professionnel avec le club et je ne l’ai pas quitté depuis.

Marco Luzzani via Getty Images

 

 

Vous êtes à l’OL, depuis plusieurs années, pensez-vous que le regard sur le football féminin a changé en France? 

Il y a eu une grosse évolution, avec beaucoup plus de filles licenciées et une médiatisation plus importante ces dernières années. On l’a bien ressenti à Lyon, avec l’arrivée de sponsors qui demandent maintenant à parrainer l’équipe féminine.

Et puis ce sport est devenu plus accessible pour les filles avec des clubs structurés et des coaches féminines, comme ma sœur qui entraine les jeunes dans un club de la métropole lyonnaise. Les mentalités ont évolué.

 

Dans le football masculin, il existe parfois certaines difficultés que peuvent avoir de jeunes joueurs maghrébins à se faire une place. Est-ce aussi le cas dans le football féminin? Était-ce votre cas?


Personnellement, je ne l’ai jamais ressenti. Mais c’est peut-être aussi parce que mon parcours s’est déroulé à Lyon, une métropole multiculturelle. Aujourd’hui j’ai la chance d’être dans une équipe avec des joueuses qui viennent de pleins d’horizons différents. C’est très enrichissant humainement.

AI Project / Reuters

 

Pensez-vous que votre réussite pourra inspirer plus de jeunes joueuses africaines à franchir le pas?

C’est une grande fierté d’être arrivée jusqu’ici et de pouvoir donner cet exemple au football africain. C’est une grande chance.

Je suis de plus en plus régulièrement le foot africain et j’ai de nombreux contacts avec la Tunisie.

Il faut croire en ses rêves et s’accrocher, d’autant plus que le niveau d’infrastructures n’est pas le même qu’en Europe. Mais cela ne doit pas être une barrière pour s’exprimer.

Les joueuses africaines n’en ont pas forcément les moyens et c’est vraiment dommage car il y a plein de talents. J’espère qu’à l’avenir, les équipes africaines vont se développer et accéder aux compétitions internationales.

C’est mon souhait le plus cher pour le foot féminin africain.

FRANCK FIFE via Getty Images

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