ALGÉRIE
02/04/2019 09h:13 CET

Financement non conventionnel: près de la moitié des fonds injectée dans l'économie

PHILIPPE MERLE via Getty Images

Sur les 6.556,2 milliards de DA (mds DA) mobilisés par le Trésor auprès de la Banque d’Algérie (BA) au titre de la mise en œuvre du financement non conventionnel entre la mi-novembre 2017 et fin janvier 2019, 3.114,4 mds de DA ont été injectés dans l’économie, soit près de la moitié, selon une note de la Banque obtenue par l’APS.

Selon la note qui fait le point sur la mise en œuvre de ce financement et apporte des éclairages sur la conduite de la politique monétaire, un solde de 945,1 mds de DA est abrité au compte de Trésor auprès de la BA et donc non encore injecté dans l’économie.

Un montant de 656,7 mds de DA est logé dans le compte du Fonds national d’investissement (FNI) auprès du Trésor dans la perspective de son utilisation, en fonction des besoins avérés, alors qu’un montant de 1.830 mds de DA fait l’objet d’une stérilisation par la Banque d’Algérie, à travers ses différents instruments.

Sur l’encours global mobilisé (les 6.556,2 mds de DA), un montant de 2.470 mds DA a servi au financement du déficit du Trésor, au titre des années 2017 et 2018 et partiellement au titre de l’exercice 2019, selon la BA.

Un montant de 1.813 mds DA a, d’autre part, contribué au remboursement de la dette publique à l’égard des entreprises nationales Sonatrach et Sonelgaz, ainsi qu’au financement du remboursement de l’emprunt obligataire pour la croissance.

En outre, 500 mds DA ont été destinés à la Caisse nationale de retraite (CNR) pour le refinancement de sa dette à l’égard de la CNAS.

Selon la même source, ce financement a permis également, poursuit la BA, d’alimenter le Fonds national d’investissement (FNI) d’un montant de 1.773,2 mds de DA, destiné aux opérations de financement des programmes de logements AADL, du déficit de la CNR et de projets structurants.

Revenant sur les facteurs ayant présidé à l’avènement de ce mode extrême de financement de l’économie, la BA rappelle, dans sa note, que “la chute brutale des prix du pétrole, à partir de la mi-2014, avait fortement impacté les finances publiques, entrainant l’érosion rapide de l’importante épargne budgétaire accumulée sur plusieurs années, ainsi que la suspension de plusieurs projets publics en cours de réalisation”.