ALGÉRIE
09/07/2019 09h:41 CET | Actualisé 09/07/2019 09h:49 CET

Fin du mandat constitutionnel de Abdelkader Bensalah

Ramzi Boudina / Reuters

Le mandat de Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat par intérim, expire ce 9 juillet. En dépit de la “fatwa” contestée du conseil constitutionnel qui proroge son mandat jusqu’à l’élection d’un nouveau président, force est de constater que le pays est à nouveau plongé dans un vide constitutionnel.

Les trois mois qui devaient profiter à Bensalah pour trouver une solution et organiser une Présidentielle, suivant l’article 102 de la constitution ses sont écoulés sans la moindre avancée. Le dialogue proposé par me chef de l’Etat et la date du 4 juillet pour la tenue d’une élection présidentielle, ont été tous les deux avortés par la volonté populaire de changer de régime.

Les Algériens qui continuent à manifester depuis le 22 février ne veulent pas de changement de vitrine mais plutôt un changement radical qui mettrait le pays sur les rails de la construction d’un véritable état démocratique.

Le pouvoir actuel peine à trouver une porte de sortie.

Le mouvement populaire, quant à lui, s’organise et maintient la pression pour la mise en place d’un processus qui lui permet la tenue d’une élection présidentielle ouverte ou celle d’une assemblée constituante qui permettra la mise en route d’une transition politique pacifique.