MAROC
02/10/2018 12h:31 CET | Actualisé 02/10/2018 12h:32 CET

Fin de la course au Goncourt pour le premier roman de Meryem Alaoui

“La vérité sort de la bouche du cheval” est cependant toujours en lice pour le prix de Flore.

JOEL SAGET via Getty Images

CULTURE - Ils étaient quinze, ils ne sont plus que huit. Annoncé parmi la première sélection des romans en lice pour le prix Goncourt 2018, “La vérité sort de la bouche du cheval” de l’écrivaine marocaine Meryem Alaoui, paru aux éditions Gallimard au mois d’août, n’aura pas eu les faveurs du jury du prestigieux prix littéraire français.

Après moins d’un mois de délibération, le jury présidé par Bernard Pivot annonce ce mardi 2 octobre les huit romanciers encore en compétition qui tenteront de succéder, le 7 novembre prochain, à Éric Vuillard, heureux élu de l’édition 2017 avec L’Ordre du jour (Actes Sud): 

  • Pauline Delabroy-Allard, Ca raconte Sarah (Editions de Minuit)

  • David Diop, Frère d’âme (Seuil)

  • Paul Greveillac, Maîtres et esclaves (Gallimard)

  • Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux (Actes Sud)

  • Tobie Nathan, L’évangile selon Youri (Stock)

  • Daniel Picouly, Quatre-vingt-dix secondes (Albin Michel)

  • Thomas B. Reverdy, L’Hiver du mécontentement (Flammarion)

  • François Vallejo, Hôtel Waldheim (Viviane Hamy) 

Si la révélation de cette rentrée littéraire, qui raconte le quotidien de Jmiaa, une Marocaine contrainte de se prostituer dans un quartier bouillant de Casablanca pour survivre et nourrir sa fille, n’ira pas plus loin dans la course au Goncourt, le premier roman de Meryem Alaoui aura toutefois été bien accueilli par la critique et comptait parmi les rares premiers romans en lice pour le Graal de la littérature française.

“La vérité sort de la bouche du cheval” est toujours nommé pour le prix de Flore, créé par l’écrivain français Frédéric Beigbeder en 1994, et qui récompense les jeunes auteurs et très souvent, un premier roman.  La deuxième sélection sera annoncée le 18 octobre.