MAROC
17/03/2018 17h:59 CET | Actualisé 17/03/2018 18h:01 CET

FICAM: À Meknès, une projection inédite de "Parvana, une enfance en Afghanistan"

Le film a été projeté en avant-première aux festivaliers.

FICAM

ANIMATION - Vendredi 16 mars, le Festival international du cinéma d’animation de Meknès a lancé officiellement sa 17e édition, “presque celle de la maturité”, selon les mots du directeur de l’Institut français de Meknès, Alain Millot.

À cette occasion, le festival a récompensé les trois invités d’honneurs de cette année. L’Américaine Brenda Chapman, première femme à avoir reçu en 2013 l’Oscar du meilleur film d’animation, le réalisateur aponais Sunao Katabuchi et l’Américo-brésilien Carlos Saldhana, qui s’est exclamé avec humour en recevant son prix: “c’est bon, j’ai l’Oscar!”

L’évènement a également été marqué par un hommage plein d’humour à Alain Millot, directeur de l’Institut français de Meknès, qui quitte ses fonctions cette année, sous la forme d’une vidéo inspirée des Carnets de Voyage tant appréciés par ce dernier. 

FICAM
Brenda Chapman recevant un prix du FICAM.

Place aux femmes

Une cérémonie au terme de laquelle la salle a pu découvrir, en avant-première, “Parvana, une enfance en Afghanistan”, un long métrage bouleversant nommé aux Oscars 2018, sur une petite fille afghane forcée de se travestir en garçon pour aider sa famille dans le Kaboul de 2001, alors que les premiers signes de la guerre à venir commencent à apparaître.

Un film bien loin de l’esprit du vainqueur des Oscars 2018, “Coco”, mais qui rappelle aux festivaliers le thème de cette année: la place de la femme dans l’animation. “Parvana, une enfance en Afghanistan”, réalisé par une femme, Nora Twomey, et co-produit par nulle autre qu’Angelina Jolie, en plus de montrer la création d’une réalisatrice, rappelle aussi la précarité de la place de la femme dans la société.