ALGÉRIE
15/06/2019 12h:03 CET | Actualisé 15/06/2019 12h:23 CET

Feuille de route de la Société civile : une transition de plus de 6 mois, une instance présidentielle et un gouvernement de compétences nationales

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Une transition de 6 mois à un an, une instance présidentielle ou une personnalité de consensus national et un gouvernement de compétences nationales sont au coeur des propositions de sortie de crise contenues dans la feuille de route consensuelle adoptée par la conférence nationale des dynamiques de la société civile. 

Réunis au siège du Cnapeste ce 15 juin, les participants à ladite conférence ont adopté une feuille de route couronnant quatre mois de réunions marathoniennes.

L’initiative ne se limite pas à avancer une durée pour la transition et qui la dirigera, elle propose aussi l’installation d’une commission indépendante pour “diriger, organiser et déclarer les résultats des élections, tout en garantissant les mécanismes de contrôle.”

La conférence nationale des dynamiques de la société civile préconise également l’ouverture d’un “dialogue national global avec les acteurs de la classe politique, de la société civile, des personnalités nationales et des activistes du soulèvement, portant sur la situation politique, économique et sociale du pays et les moyens de sortie de crise.”

Ce dialogue, explique-t-on encore, sera parachevé par une conférence nationale.

La feuille de route souligne, dans ce sillage, “la nécessité” de réunir les conditions indispensables à l’amorce d’une transition réelle notamment le temps et les mesures d’ouverture qui permette une rupture réelle avec le système “dictatorial et corrompu et garantisse la construction d’institutions légitimes et crédibles.”

Pour les initiateurs de cette feuille de route, “la réussite de ce processus politique implique la préparation d’un climat général favorable à la pratique des droits, des libertés collectives et individuelles, des droits de l’Homme. Pour se faire, des mesures d’accompagnement de l’action politique doivent être prises pour rétablir la confiance au sein des citoyens et garantir leur participation effective dans ce processus national historique”.

La société civile appelle, cependant, l’ensemble des forces actives à rallier leur “initiative, à participer à sa mise en œuvre et à son succès.”