TUNISIE
06/08/2018 16h:54 CET | Actualisé 06/08/2018 19h:09 CET

Faire l'amour dans l'eau, est-ce bien prudent?

Aussi exotique que ce soit, ce n'est pas forcément une bonne idée.

Westend61 via Getty Images

Si la chaleur est difficile à supporter, où que l’on soit, et qu’elle nécessite de faire très attention, elle pose aussi d’autres problèmes d’ordre plus intime... La canicule serait en effet un tue-l’amour et aurait des répercussions négatives sur la vie sexuelle.

L’une des astuces pour y remédier serait alors de faire l’amour, pour les plus chanceux, dans la piscine ou dans la mer...

Halte là! Aussi exotique que ce soit, avoir un rapport sexuel dans de l’eau, quelle qu’elle soit (océan, piscine, lac, rivière, et même celle de la baignoire), pourrait bien être la plus mauvaise idée que vous ayez eue (en dehors de celle de bronzer sans crème solaire, ou de ne vous nourrir que de sorbets et de mojitos).

  • Vous risquez d’attraper tout un tas de bactéries

L’eau de mer, de la piscine, d’un lac ou d’une rivière pullulent de bactéries en tout genre, que vous tolérez très bien sur votre peau mais que vous n’avez pas forcément envie d’avoir en contact avec vos parties intimes.

 

Dans une piscine notamment, si l’eau n’a pas été correctement nettoyée au chlore, vous risquez fort bien de finir avec une infection urinaire. A l’inverse, l’eau chlorée peut favoriser l’apparition de mycoses...

  • Ça peut faire très mal

Qui dit eau dit encore plus de lubrification? Pas du tout! Bien au contraire, l’eau de mer va réduire fortement, voire éliminer, la lubrification naturelle.

Loin d’être deux poissons dans l’eau, vous serez bien embêtés par la sécheresse, les irritations, la friction.

Encore une fois, le chlore peut irriter la vulve ou le vagin après-coup, ce qui est loin d’être le glamour auquel vous rêviez de votre serviette.

  • Alerte MST

Autre risque, et non des moindres, celui d’attraper une maladie sexuellement transmissible. En effet, la friction causée par le manque de lubrification augmente les risques que le préservatif se déchire.

Ce n’est en aucun cas une raison pour avoir un rapport non protégé (sauf si vous en avez déjà avec votre partenaire). Selon Catherine Solano, médecin et sexologue, que ce soit dans l’eau ou dans l’air, si on n’a pas fait de dépistage du sida, qu’on n’est pas vacciné contre l’hépatite B, qu’on n’est pas forcément fidèle à son partenaire, il faut utiliser un préservatif.

Son conseil: “Quand on utilise un préservatif pour faire l’amour dans l’eau, il faut le mettre en place hors de l’eau et le retirer hors de l’eau aussi..”

  • Bonus: attention aux chutes si vous n’êtes pas acrobate

Dans votre baignoire ou dans la douche, ne faites pas trop les malins, et privilégiez les surfaces anti-dérapantes, voire une barre à laquelle vous tenir, si vous ne voulez pas finir les quatre fers en l’air (quoique...).

Dans une piscine ou dans la mer, restez là où vous avez pied si vous ne voulez pas boire la tasse.

  • Bonus bis: haut les mains!

Selon l’article 226 du code pénal: “Est puni de six mois d’emprisonnement et de quarante huit dinars d’amende, quiconque se sera, sciemment, rendu coupable d’outrage public à la pudeur”. L Article 226 bis - (Ajouté par la loi n° 2004-73 du 2 août 2004) ajoute qu’ “Est puni de six mois d’emprisonnement et d’une amende de mille dinars quiconque porte publiquement atteinte aux bonnes mœurs ou à la morale publique par le geste ou la parole ou gène intentionnellement autrui d’une façon qui porte atteinte à la pudeur”. 

On vous aura mis en garde, mais ce n’est pas une raison pour bannir les rapports sexuels de vos vacances, d’autant plus qu’il paraît qu’ils sont meilleurs à cette période que n’importe quand dans l’année...

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