TUNISIE
24/01/2019 14h:28 CET

Face aux températures hivernales, voici comment s'habiller

Peut-on sortir le nombril à l'air?

Paulo Amorim via Getty Images

SANTÉ - Le givre sur les vitres, les mains glacées et le bout du nez tout rouge. Même si les températures basses ne sont pas comparables à celles ressenties dans d’autres villes du monde, comme à Montréal où il fait actuellement -21°C, se couvrir paraît primordial. Mais quoi couvrir? D’après Évelyne Chartier, médecin généraliste française, tout est une question de sensibilité.

Toutefois, elle est d’accord pour dire que s’il y a bien une partie du corps qu’il ne faut pas négliger, c’est la tête, la nuque incluse. La raison? “Ce sont ce qu’on appelle des points d’entrée du vent, explique la spécialiste de la santé, également acupunctrice. Si l’on n’a plus de cheveux, ou que notre crâne est dégarni, nous sommes forcément plus sensible au vent et au froid.”

Porter un bonnet

Pour empêcher notre tête de se refroidir trop vite, on ne perd pas de temps. On enfile aussitôt un bonnet, voire une cagoule (un accessoire très en vogue ces derniers temps, sur les podiums de mode). Pour ce qui est du cou, porter une écharpe paraît évident. Au point où pour Brigitte Trégouet, une autre médecin généraliste, se couvrir cette partie du corps est instinctif.

 

“Notre corps a une capacité d’adaptation naturelle importante, détaille cette dernière. La sensation de froid survient progressivement dans notre organisme, à part chez les gens qui ont perdu la sensibilité à leur corps et que l’on va aider à s’adapter aux températures extérieures.”

Dans toute cette logique, s’écouter semble être de mise. Cependant, il y a bel et bien des zones du corps par où entre le froid. Ce sont les extrémités, comme les mains et les pieds, concède Brigitte Trégouet. Elles sont les plus fragiles et se refroidissent plus rapidement, elles aussi. C’est un phénomène tout à fait naturel.

Protéger ses mains et pieds

Elle s’explique: “Dans notre cœur se trouve une pompe qui envoie du sang dans les artères. Plus celles-ci s’éloignent du cœur, plus elles se resserrent, jusqu’à devenir des capillaires [les vaisseaux sanguins les plus fins de l’organisme qui interagissent avec les tissus, NDLR].”

On considère généralement que la température du corps humain est de 37°C. C’est le corps, lui-même, qui tente de se maintenir à cette température. Quand il fait froid, notre sang se refroidit. Notre organisme veut l’en empêcher. “On décide donc naturellement de ne pas envoyer ‘trop’ de sang vers les extrémités”, précise Brigitte Trégouet.

Les artères les plus proches de la peau des doigts, par exemple, se réduisent. Le sang se détourne vers des tissus plus profonds. C’est pour ça que le bout des doigts peut paraître plus blanc, ou bleu (tout dépend des gens).

“Mais quelquefois, ça va trop loin, ajoute la médecin. Quand la vasoconstriction est trop importante, on peut avoir très mal aux extrémités.” Il convient donc d’enfiler une paire de gants, pour préserver ses doigts, ou de grosses chaussettes et une paire de chaussures protectrices, pour les pieds.

Privilégier les couches de vêtements

Une fois la tête, les mains et les pieds bien au chaud, peut-on se permettre de dénuder le reste, ou de négliger certaines parties du corps? À cette période de l’année, malgré les températures hivernales, il n’est pas rare de croiser des femmes dans la rue qui portent, sous leur doudoune, un simple tee-shirt laissant apparaître une partie de leur ventre. 

“Avoir le nombril à l’air, c’est d’accord. Le dos, moins”, signale Évelyne Chartier. C’est aussi considéré comme une porte d’entrée du froid. Comme le rappelle l’experte médicale, il fut un temps au cours de l’histoire où, pendant l’hiver, les hommes portaient des ceintures de flanelle, pour réchauffer le corps, et plus précisément le dos.

Autre technique: la superposition de couches de vêtements. D’après Brigitte Trégouet, il vaut mieux choisir des habits proches du corps. Ils empêchent les courants d’air de passer, comme les combinaisons de plongée, estime celle-ci. À l’inverse, Évelyne Chartier juge qu’il est bon de mettre sur soi des vêtements avec un peu d’amplitude, pour laisser une couche d’air chaud encercler le corps.

Quoi qu’il en soit, les deux médecins s’accordent sur un point. Si l’on a froid, il faut s’écouter. “Plus on a d’épaisseurs, plus on est protégé”, avertit le docteur parisien. Si vos collants ne vous tiennent pas assez chaud, c’est juste une question de bon sens. Enfiler un pantalon par-dessus est de mise.

 

 
 

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