MAROC
10/03/2019 13h:31 CET

Face aux syndicats de l'éducation, le gouvernement se dit prêt à renoncer au "régime des contrats"

Au même pied d'égalité que les autres enseignants.

Youssef Boudlal / Reuters

DIALOGUE - Changement de ton. Le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saaid Amzazi, qui rappelait à son point de presse du 6 mars que les enseignants contractuels se devaient de respecter leurs engagements signés, a fini par céder. A la demande du chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, Amzazi a rencontré, hier, les syndicats de l’enseignement pour désamorcer la crise. Un objectif que le gouvernement semble vouloir atteindre à tout prix.

A l’issue de cette réunion, le département de l’Education nationale a publié un communiqué dans lequel il se dit prêt à modifier le statut particulier de cette catégorie à commencer par le retrait du “régime des contrats”. C’est le premier des 9 amendements que propose le gouvernement et qui portent sur la révision de la totalité du texte réglementant ce statut en mettant donc ces enseignants contractuels et les autres sur le même d’égalité. La titularisation après intégration aux cadres des académies sera automatique dès réussite à l’examen d’aptitude professionnelle, indique le communiqué, précisant que l’ancienneté sera préservée comme acquis à cette catégorie.

Mutation au sein de la région géographique de résidence, retraite suite à une maladie grave, promotion interne, ces cadres auront là aussi les mêmes droits que les autres et seront dispensés de signer l’engagement annexe dans lequel ils sont contraints de renoncer à l’intégration dans la fonction publique. 

Le ministre a, par ailleurs, souligné, à l’occasion, que ces amendements proposés seront approuvés dans le cadre d’une session exceptionnelle des AREF dans les plus brefs délais. Et de réitérer le souhait du gouvernement d’assurer à l’ensemble du corps enseignant toutes “les conditions nécessaires de stabilité et de motivation pour l’intérêt des élèves”. Le dialogue avec les syndicats, lui, continuera, assure le ministre affirmant qu’il est prêt à leur apporter toutes les précisions dont ils auraient besoin à propos de ces amendements.