MAROC
18/10/2019 13h:42 CET

Face aux manifestations, le gouvernement libanais retire sa proposition de taxer les appels VoIP

Il abandonne la facturation à hauteur de 0.2 dollar américain pour chaque appel effectué via les services de messagerie mobile.

JOSEPH EID via Getty Images
Des manifestants libanais lors d'une manifestation à Zouk Mikael, au nord de Beyrouth, le 18 octobre 2019

INTERNATIONAL - Le ministre libanais des Télécommunications, Mohamed Choucair, est revenu, jeudi soir, sur la décision de son gouvernement d’imposer une taxe sur les appels via les applications de messagerie Internet (appels VoIP). La proposition, qui a suscité un large mouvement de manifestations dans tout le pays, a fini ainsi par être retirée. 

Approuvée le même jour par le gouvernement libanais lors d’une réunion portant sur le budget de 2020, la décision consistait en l’adoption d’une facturation à hauteur de 0.2 dollar américain pour chaque appel effectué via les services de messagerie mobile.

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Des manifestants libanais dans la région de Jounieh, au nord de Beyrouth, le 18 octobre 2019.

Selon le ministre, cette décision sera finalement abandonnée à la demande du premier ministre, Saad Hariri, suite aux vives réactions qu’elle a suscitées.

Mohamed Choucair a assuré, dans une déclaration à la presse, “qu’aucune taxe ne sera imposée aux communications téléphoniques via les applications de messagerie des smartphones, dont l’application WhatsApp”.

Cette mesure faisait partie d’une série d’autres d’austérité mises en place pour tenter de redresser l’économie du pays. Cette taxe avait pour but de générer des revenus supplémentaires à la trésorerie de l’Etat d’environ 200 millions de dollars par an.

L’économie du Liban fait face à de nombreux défis, essentiellement l’instabilité du marché national des devises, la fluctuation de la disponibilité du dollar et l’augmentation du taux de change sur le marché noir.