MAROC
04/07/2019 18h:17 CET

Face à la grève des étudiants en médecine, El Othmani annonce l'approche d'un compromis

Les doyens des facultés de médecine et de pharmacie ainsi que les directeurs des CHU sont appelés à contribuer au règlement du conflit.

CG.gov.ma

CONFLIT SOCIAL - Il n’est plus question de durcir le ton. Le gouvernement compte désormais sur le dialogue pour en finir avec la grève des étudiants en médecine qui ont boycotté, depuis plus de deux mois, leurs cours puis leurs examens. Le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, en fait une priorité en annonçant au conseil de gouvernement qu’il a présidé, ce jeudi,  “l’existence d’une prémisse de compromis entre les parties”. 

Optimiste comme à son habitude, El Othmani a confirmé qu’une commission interministérielle a été chargée de mener des négociations dans le cadre d’un dialogue où prendront part les secteurs ministériels mais aussi les doyens des facultés de médecine et de pharmacie, les directeurs des centres hospitaliers universitaires, les représentants des enseignants et des étudiants et des experts. Toutes les parties liées directement au problème sont appelées à trouver un compromis dans les jours qui viennent. 

El Othmani a précisé, à l’occasion, que les négociations seront entamées officiellement dès la semaine prochaine, indiquant qu’il y sera question de tracer la voie à une réhabilitation de toute la formation dans le domaine de la médecine “selon une approche globale et radicale répondant aux attentes et besoins”. Pour le chef du gouvernement, le fait même de constituer cette commission montre la volonté des parties de parvenir à une issue. 

Au HuffPost Maroc, le coordinateur de la Commission nationale des étudiants en médecine (CNEM), Ayoub Aboubiji, a déclaré, la veille, qu’“une semaine après la fin des examens (25 juin), nous avons été conviés à des réunions préparatoires dans la perspective de poursuivre le dialogue dans le cadre de cette commission avec pour but de trouver un accord satisfaisant avec les deux ministères (Santé et Enseignement)”.

Si cet accord est scellé, les grévistes lèveront leur boycott et passeront leurs examens qui se tiendront donc dans les prochaines semaines. “Nous aspirons à des négociations sérieuses pour arriver à un accord dans les plus brefs délais. Nous lèverons alors notre boycott pour que l’année d’étude puisse se poursuivre et s’accomplir”, nous a affirmé le coordinateur de la CNEM, précisant que les grévistes, soit près de 20.000 étudiants, sont prêts à “sauver l’année”.