MAROC
05/04/2019 16h:57 CET

Exclusif: L'artiste marocain Samir Langus, nommé aux Grammy Awards, dévoile son nouveau titre

Quand le guembri gnaoua rencontre la guitare électrique.

CULTURE - Mêler les vibrations du guembri (sorte de luth) gnaoua aux tonalités rock de la guitare électrique, et le rythme de la batterie aux claquements des qraqueb (castagnettes métalliques), voilà le défi musical étonnant que s’est lancé Samir LanGus. L’artiste marocain, nommé aux Grammy Awards 2018, s’associe aux membres du groupe new-yorkais Added Color pour dévoiler son nouveau titre “Moulay Abdellah” à découvrir en avant-première sur le HuffPost Maroc. (Voir la vidéo ci-dessus)

“J’ai toujours voulu faire de la fusion entre gnaoua et rock’n roll, en gardant son côté traditionnel. La beauté de cette musique est que vous pouvez la mélanger à n’importe quel autre style, sans qu’elle perde de sa force”, raconte le jeune musicien de 29 ans au HuffPost Maroc.

Facebook/SamiR LanGus

Après avoir testé la fusion gnaoua-éléctro avec son groupe Innov Gnawa et le célèbre DJ britannique Bonobo, Samir LanGus prouve une nouvelle fois l’étendue de son art en s’attaquant à un nouveau genre musical. 

“Depuis que je suis installé à New York, j’ai toujours voulu faire progresser la musique gnaoua, nous y travaillons encore. Portée par les communautés noires du Maroc, souvent appelée ‘the moroccan blues’, cette musique a un pouvoir brut et hypnotisant qui a fasciné des amateurs du monde entier comme l’écrivain compositeur Paul Bowles, le géant du jazz Randy Weston ou encore la légende du rock Jimi Hendrix” poursuit Samir.

Capture d'écran

“J’ai rencontré ‘Added Colour’ il y a quelques mois, par l’intermédiaire d’un ami. J’ai visionné certaines de leurs vidéos et elles étaient excellentes. J’ai aussi appris qu’ils avaient joué au Maroc et c’est ce qui m’a vraiment incité à faire quelque chose avec eux. Après le premier essai, je savais que nous allions faire quelque chose d’extraordinaire”, confie-t-il encore.

Né et élevé à Agadir, Samir a commencé son initiation à l’art gnaoua, musique de transe spirituelle traditionnelle, à l’âge de 8 ans aux côtés de mâalems marocains. Désormais installé à New York, il continue de faire évoluer son art. 

“J’aimerais dire aux jeunes Marocains: soyez fiers de votre patrimoine et de votre culture, un jour vous vous rendrez compte de leur valeur et vous reviendrez les chercher”, conclut l’artiste.