MAROC
15/01/2019 17h:24 CET

Étudiants étrangers en France: Les associations de parents d'élèves mobilisés contre la hausse des frais de scolarité

La PEEP et l'UCPE appellent à un rassemblement ce 16 janvier à Casablanca.

Lycée Lyautey/Facebook

SCOLARITÉ - En novembre dernier, le gouvernement français annonçait la hausse des frais de scolarité pour les étudiants extra-européens dès la rentrée prochaine. Pour protester contre cette mesure, les étudiants, qui devront désormais débourser 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master, étaient descenduS dans la rue le 1er décembre en France. Aujourd’hui, c’est au Maroc qu’on se mobilise.

Le PEEP, Association des Parents d’Élèves de l’Enseignement public français au Maroc, appelle à la mobilisation ce 16 janvier à Casablanca. “Nous avons été rejoints par l’UCPE”, souligne au HuffPost Maroc Mounya Dinar, présidente de la PEEP Maroc. A 10 heures, les parents d’élèves sont appelés à se rassembler devant “tous les établissements du Pôle Casablanca/Mohammedia et en particulier devant le Lycée Lyautey, porte principale sur le boulevard Ziraoui”.

“Le lycée loge le pôle de Casablanca, c’est pour cela que nous avons choisi ce point de rendez-vous”, précise la présidente. Les parents d’élèves sont les premiers concernés par la mobilisation car “ce sont eux qui payent ces frais de scolarité”, ajoute Mounya Dinar. Les élèves, eux, n’ont pas été appelés à manifester, “pour ne pas perturber leur cursus scolaire mais s’ils n’ont pas cours, ils pourront nous rejoindre”.

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Pour la PEEP, il était important que les premiers concernés, les étudiants marocains qui ont établi leur scolarité en fonction de leurs futures études en France, se mobilisent. “Le plus grand nombre d’étudiants extra-européens en France vient du Maghreb, et notamment du Maroc”, rappelle Mounya Dinar. Ce sont eux qui doivent être en première ligne pour contester la mesure. 

Le rassemblement prévu ce 16 janvier se veut une approche constructive pour enclencher un dialogue et faire entendre les revendications de ces parents d’élèves. La manifestation sera pacifique et “bon enfant”, “comme il y a deux ans, lorsque nous avons protesté contre la fermeture des filières professionnelles”, précise la présidente de la PEEP Maroc.

Parmi la liste “non exhaustive” des attentes de ces parents d’élèves, des études accessibles à tous ou encore un statut particulier pour les étudiants issus des réseaux de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, en attendant la suspension de la mesure. 

“Nous ne voulons pas d’études gratuites”, souligne la présidente de la PEEP. “Nous voulons simplement des frais de scolarité abordables. Il est important de rappeler qu’il n’y a pas que des familles aisées qui envoient leurs enfants étudier en France. On trouve aussi des familles modestes qui se saignent tous les jours pour l’éducation et l’avenir de leurs enfants”.