ALGÉRIE
27/10/2014 13h:09 CET

Les Etats-unis veulent combattre Daech ...sur internet

Pixabay

Incapables à ce jour de prendre le dessus sur leur nouvel ennemi, le groupe Etat Islmaique, communément appelé Daech, les Etats-Unis proclament, désormais, une guerre totale. Une guerre qui s’étendrait, selon leur récentes déclarions, sur la toile.

A Koweït où ils assistaient avec les membres de la coalition contre ce groupe à 'une réunion dont le but était de "discuter des moyens de vaincre la communication de l'EI et de faire face à son activité (...) en ligne", le coordinateur américain de la coalition internationale, le général à la retraite John Allen, a qualifié cette propagande de "guerre horrible (...) destinée à recruter et à pervertir des innocents".

La menace posée par l'EI, selon Allen, "nécessite une approche globale et coordonnée aux niveaux international, régional et local, combinant action militaire, application de la loi, renseignement et moyens économiques et diplomatiques".

La déclaration de "guerre totale" a été proclamée devant des émissaires de Bahreïn, Grande-Bretagne, Egypte, France, Irak, Jordanie, Liban, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Emirats arabes unis.

John Allen a estimé, cependant, que l'EI ne serait "véritablement vaincu qu'une fois que la légitimité de son message aux jeunes vulnérables sera niée".

Les Etats-Unis ont appelé donc à porter le combat contre l'EI sur internet, au moment où leurs alliés de la coalition promettaient de faire plus pour contrer la propagande jihadiste diffusée via les réseaux sociaux.

Le sous-secrétaire d'Etat américain aux affaires publiques, Rick Stengel, qui conduisait la délégation de son pays, a de son côté assuré que l'objectif de la réunion à Koweït était de créer "une coalition de l'information qui soit parallèle à la coalition militaire" contre l'EI.

Dans un communiqué final, les participants ont indiqué avoir discuté des étapes que leurs gouvernements allaient prendre pour renforcer la lutte contre les messages extrémistes de l'EI.

L'un des thèmes de la réunion a été de déterminer "des techniques efficaces pour lutter contre le recrutement des combattants".

L'EI a attiré des milliers de candidats au jihad en provenance de divers pays, y compris occidentaux, qui craignent la menace qu'ils représenteraient à leur retour.

"Le nombre de personnes rejoignant Daech est en baisse", a toutefois soulignéé Rick Stengel, sans avancer de chiffres. "Nous

pensons que l'EI perd de son attrait".

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait fait état la semaine dernière de la présence de "près de 2 000 combattants étrangers dans les rangs de Daech et de Jabhat Al-Nosra (Front Al-Nosra), qui sont issus des pays de l'Union européenne".

L'EI, qui contrôle de larges pans du territoire irakien et d'une partie de la Syrie et y a proclamé un "califat", utilise de manière sophistiquée les réseaux sociaux, y diffusant de nombreuses vidéos de propagande et un magazine au graphisme soigné.

Ses partisans se servent abondamment des réseaux sociaux, pour recruter comme pour appeler les jeunes musulmans occidentaux à s'en prendre à des cibles dans ces pays, ce qui alarme également les gouvernements occidentaux.

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