MAROC
22/08/2019 11h:18 CET

Espagne: Un réseau de trafic d'animaux exotiques à destination du Maroc démantelé

Après une enquête des autorités espagnoles, marocaines, slovaques et portugaises.

Guardia civil

TRAFIC - La Guarda civile, police espagnole, a mis la main, ce jeudi, sur un réseau international de trafic d’espèces animales. Les autorités ont saisi près de 200 animaux exotiques à destination du Maroc où un marché émergent a été découvert, selon EFE Verde. L’opération baptisée “Fennec” a permis le démantèlement de ce réseau qui revend des oiseaux, des mammifères et des reptiles, parmi lesquels quelques espèces rares.

Les autorités espagnoles, en coordination avec Europol et les polices du Portugal, de la Slovaquie et du Maroc, ont arrêté dix membres de ce réseau international. Ils seront poursuivis pour contrebande, commerce illégal d’espèces animales, abus d’animaux et falsification de documents, indique la Guarda civile dans un communiqué. 

Guardia civile

C’est la plainte d’un citoyen par l’intermédiaire d’une organisation de défense des animaux et de protection de la nature qui a alerté les autorités. Les enquêteurs, après avoir suivi les membres, actuellement détenus, ont trouvé des preuves d’achats d’animaux à différents fournisseurs basés en Espagne et dans d’autres pays de l’Union européenne.

Stockées dans un magasin d’animaux à Fuengirola (Malaga), les espèces étaient, par la suite, transférées illégalement au Maroc, poursuit le communiqué. Un Marocain domicilié à Melilla se chargeait de la distribution des animaux au Maroc. La plupart des animaux pouvaient être acheminés vers le royaume sans craindre de problèmes aux douanes, car ils disposaient de documents nationaux et internationaux falsifiés. Le réseau disposait d’un vétérinaire complice qui délivrait des cartes de santé pour les animaux exotiques, souligne la Guarda civile. 

Les autorités ont notamment découvert que la structure de l’organisation était basée sur quatre personnes, dont l’un a fait de ce trafic d’espèces sa spécialité en étant responsable de l’acquisition de spécimens dans différents pays de l’UE, en plus de l’Espagne, du Portugal, de l’Allemagne et de la Slovaquie.

Une fois au Maroc, le trafiquant marocain contactait les acheteurs par le biais de réseaux sociaux et de contacts personnels et utilisait des “mules” pour le passage frontalier entre Melilla et Nador, voie principale empruntée par les animaux. Ainsi, l’enquête a montré l’existence d’un marché émergent en Afrique qui, à travers le Maroc, commande un grand nombre d’animaux exclusifs importés illégalement. Avant l’enquête des autorités, il n’existait aucune preuve d’un marché dans le royaume pour ce type d’animaux, principalement des oiseaux et des reptiles, conclut la même source.