MAROC
06/02/2019 13h:02 CET

Espagne: On en sait plus sur les projets de la cellule terroriste démantelée dans une prison de Madrid

Ils auraient convaincu deux anciens prisonniers de commettre des attaques terroristes.

Jose R. Platon via Getty Images

TERRORISME - La police espagnole a annoncé, lundi 4 février, avoir arrêté cinq prisonniers de nationalité marocaine. Ces derniers faisaient partie d’une cellule djihadiste, proche de Daech, qui tentait de convaincre d’autres prisonniers de commettre des attentats terroristes à leur sortie de prison.

Ce mercredi, la presse espagnole donne plus de détails sur les projets de ce groupuscule et leur portée d’influence. Ainsi, selon La Razon, un de leurs membres avait notamment convaincu deux prisonniers de commettre, à leur sortie, des attentats à Barcelone et à Madrid. Le groupe, mené par un prisonnier nommé “Suleiman”, a également assuré à ces candidats au djihad que des “grosses sommes d’argent seraient envoyées à leur famille” après l’acte.

Règles strictes imposées aux prisonniers

Selon la même source, le groupe aurait notamment convaincu, il y a quelques mois, un prisonnier de passer à l’acte. L’ancien détenu s’est finalement désisté, provoquant la colère de “Suleiman” et ses partenaires.

Le journal espagnol rapporte également que “Suleiman” avait imposé de strictes règles religieuses en sein de la prison, imposant la prière à des détenus musulmans et leur forçant de manger halal. 

La cellule opérait dans deux prisons, celle de Madrid III à Valdemoro et Mansilla de la Mulas à León, dans le nord du pays. Deux autres personnes ont été arrêtées à Alcorcón, dans la banlieue de Madrid, pour appartenance présumée à une organisation terroriste et collaboration avec le réseau démantelé pour atteindre ses objectifs.

Il ne s’agit pas du premier coup de filet anti-terroriste commis contre des prisonniers en Espagne. En octobre 2018, selon El País, la police avait arrêté plusieurs prisonniers membres d’un réseau de radicalisation, “la plupart d’entre eux emprisonnés pour activités terroristes”. Contrairement à ceux arrêtés cette semaine, qui avaient accès à des téléphones portables grâce à la collaboration d’un gardien, ce groupe communiquait par le biais de lettres postales, explique la même source.