MAROC
08/06/2018 18h:06 CET | Actualisé 08/06/2018 18h:08 CET

Espagne: Démantèlement d'un réseau marocain de trafic de migrants

Le réseau introduisait des Marocains sur le territoire espagnol.

Guardia Civil

ARRESTATION - Coup de filet dans la région de Murcie en Espagne, où la Guardia civil, en collaboration avec la commanderie d’Algeciras et l’Unité centrale spéciale, a procédé à l’arrestation, mercredi 6 juin, d’un réseau de trafic de migrants géré par cinq Marocains.

Le démantèlement, mené dans le cadre de l’opération “VIDA”, a permis de mettre la main sur cette cellule criminelle composée de trois hommes et deux femmes de nationalité marocaine et âgés de 29 à 45 ans. Elle était spécialisée dans l’introduction illégale d’immigrants en Espagne depuis le Maroc, selon une dépêche d’Europa Press.

Soupçonnés de crimes contre les droits des citoyens étrangers, trois des membres de ce réseau ont été attrapés dans un hameau près de Guadalupe. Les deux autres ont été arrêtés à Almoradi (dans la région d’Alicante) et à Torredembarra (région de Tarragone). 

L’un d’entre eux, le chef présumé de l’organisation criminelle, avait été arrêté à trois reprises le mois dernier, soupçonné d’avoir commis des crimes de même nature. Lors de l’arrestation, les autorités ont saisi plusieurs téléphones mobiles, du matériel informatique, un véhicule haut de gamme, 3.000 euros et beaucoup de documents et papiers, des éléments qui indiquent qu’il s’agissait d’un réseau criminel organisé et structuré.

L’enquête a débuté en mars dernier, suite à des soupçons de la Guardia civil sur un citoyen marocain, voisin du district de Murcie, lié à une organisation visant à introduire des migrants d’Afrique du Nord en Espagne. 

Après de nombreuses investigations et un minutieux travail de surveillance autour de ce premier suspect, les autorités ont découvert qu’il accueillait les migrants clandestins pour les déplacer vers d’autres provinces espagnoles, notamment vers la côte de Cadix où il supervisait des arrivées en provenance du continent africain. 

Dès le début de l’enquête et au cours des deux mois qui ont suivi, la Guardia civil a surveillé les plages de Tarifa et d’Algeciras où au moins cinq bateaux, avec une cinquantaine de personnes de nationalité marocaine à bord, ont été interceptés. Ces bateaux utilisés n’avaient pas de mesures de sécurité ni de gilets de sauvetage à disposition, rendant la traversée du détroit de Gibraltar périlleuse et dangereuse pour la vie des migrants. 

Les éléments de l’enquête, qui se poursuit, ont été mis à disposition de la Cour d’instruction d’Algeciras.