ALGÉRIE
06/02/2016 07h:19 CET | Actualisé 12/01/2017 10h:38 CET

L'escrime internationale s'invite à Alger pour la deuxième année

abada latifa

La Fédération algérienne d’escrime a donné hier, 5 février, le coup d’envoi de la 29 ème étape de la coupe du monde de fleuret féminin senior au chapiteau de l’hôtel Hilton à Alger. C’est la deuxième année consécutive qu’Alger accueille cette compétition internationale de haut niveau.

L’étape qui se déroulera jusqu’au 7 février verra la participation de e 128 athlètes représentant 32 nations qui s’affronteront aussi bien en individuel qu’en équipe.

Pour rappel, le but du jeu est de toucher l’adversaire avec le fleuret sans être touché. Le pointe de la lame est protégée par un bouchon appelé mouche. L’arme était appelée autrefois ”fleur de laine” d’où le nom de fleuret. La zone de touche avec la pointe est le haut du corps et elle doit éviter la tête et les bras.

Un environnement de haute technologie

Plusieurs pistes, occupent l’espace du chapiteau. Les costumes et les fournitures intriguent les spectateurs amateurs. Kabbi Nouredine responsable au sein d’une entreprise spécialisée dans la fourniture de l’équipement d’escrime rappelle qu’il s’agit d’un sport arbitré par des appareils électroniques.

"La piste est en aluminium, elle est connectée à des systèmes de signalisation de touche qui assurent le décompte". Quand l’athlète est touché par la pointe du fleuret, elle émet un signal qui passe par un câble relié à l’enrouleur, un appareil fixé aux extrémités de la piste. C’’est ainsi que l’appareil s’allume et enregistre le point marqué, précise-t-il.

Le vidéo-arbitrage permet aux escrimeurs, s’ils estiment que l’arbitre à mal jugé une touche, de revoir le duel qui est enregistré instantanément. La compétition est diffusée en live-streaming sur le net.

Un seul objectif les JO

Vêtues de blanc, visages dissimulés derrière un masque, fleuret à la main, les escrimeuses se lancent dans les combats. L’objectif est d’accumuler les points qui permettront d’obtenir le ticket pour les jeux olympiques de Rio (Brésil) l’été prochain.

L’Algérienne Anissa Khelfaoui, se prépare à rentrer en poule. Le duel durera trois fois 3 minutes. L’enjeu est de taille : être de nouveau qualifié pour les JO. "L’objectif ultime de toutes celles qui sont ici est d’aller aux JO. Et personne ne ménagera ses efforts pour y parvenir", précise-t-elle.

Anissa, 23 ans, pratique ce sport depuis l’âge de 12 ans. Elle était accompagnée de sa mère entraîneuse d’un club d’escrime à Montréal et sa sœur athlète comme elle. Ce tour, comme son nom, l’indique va entrainer l’élimination de la moitié des compétitrices.

"Aujourd’hui nous sommes 128, à la fin de cette journée nous ne serons plus que 64", explique Anissa qui doit se mesurer dans la première poule avec des escrimeuses de plusieurs pays : France, les États-Unis, La Russie, Singapour… "Ce sont des adversaires aguerries " note-t-elle.

Place au duel

"En Garde ! Êtes-vous prêts ? Allez ! Halte ! ". La partie est ouverte. Les perdants sortent. Anissa se bat et perd. Elle ne fait pas partie des 64 athlètes qualifiés au deuxième tour. Mais tout n’est pas perdu. Grâce aux points accumulés dans les précédentes étapes, Anissa conserve sa place pour les JO.

Ce sera sa troisième qualification et la prochaine participation revêt une importance particulière pour elle. "Lorsque je me suis qualifiée pour les JO de 2008, je n’avais que 16 ans. J’étais trop jeune pour une telle compétition. Au cours de la seconde participation, notre équipe a été touchée par une sanction qui nous a beaucoup affectés".

La sanction en question avait entraîné le gel des activités de la fédération algérienne d’escrime pendant trois ans. Ce n’est qu’en 2013 qu’elle a repris ses activités. "Cette année, l’environnement est propice… ", souligne Anissa qui est passée entre-temps de cadette à senior.

Le président de la fédération algérienne d’escrime, Raouf Bernaoui arbitre international d’escrime est optimiste. "Notre équipe d’escrime est la plus jeune. Tous les spécialistes d’escrime vous diront que la formation d’un escrimeur s’allonge sur 8 années d'entraînement. Nos jeunes escrimeuses ont fait preuve de patience et de beaucoup d’implication pour en arriver là ".

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