MAROC
28/06/2018 15h:41 CET | Actualisé 28/06/2018 15h:42 CET

Erreurs d’arbitrage: Dans une lettre détaillée, la FRMF fait part à la FIFA de ses griefs

"Le recours à la VAR n’a servi qu’à préserver les intérêts de nos concurrents".

Alex Livesey via Getty Images

FOOTBALL - La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a adressé ce jeudi 28 juin un courrier à la FIFA, dans lequel elle demande des explications concernant l’arbitrage contestable des deux derniers matchs des Lions de l’Atlas, et qui ont abouti à l’élimination du Maroc de la Coupe du monde 2018 sans avoir dépassé les phases de poules.

Le VAR n’a servi qu’à “préserver les intérêts de nos concurrents”

Dans ce courrier de la FRMF à la FIFA, dont le HuffPost Maroc détient copie, la Fédération marocaine a fait part de son indignation suite aux “erreurs arbitrales grave” survenues notamment lors des deux matchs cruciaux de la sélection nationale face au Portugal et à l’Espagne, des erreurs qui ont “entraîné sa sortie prématurée dès le premier tour de la Coupe du monde 2018″ et l’ont privée “de jouer ces chances de qualification à égalité avec les équipes concurrentes de son groupe”. 

La fédération marocaine remet en cause l’utilisation du VAR (vidéo assistance aux arbitres), dont le recours “n’a servi qu’à “préserver les intérêts de nos concurrents”. Pour justifier ses propos, la FRMF met en avant le fait que le recours à cette technologie n’a pas été employé pour dénoncer un but entaché d’une faute ou vérifier des penaltys non sifflés en faveur du Maroc face au Portugal (4e, 30e et 80e minutes) mais, à l’inverse, qu’elle a été utilisée pour “valider indûment” le 2e but de l’Espagne. Un but censé ne pas être valable puisqu’il découle d’un corner exécuté du mauvais côté du terrain.

Cette action a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Si l’on se réfère à l’avis des journalistes et spécialistes sportifs, plusieurs fautes peuvent être contestées. Ces erreurs d’arbitrage remettent en cause la disqualification du Maroc. Sur Twitter, le journaliste sportif de L’Équipe, Hervé Penot, n’a manqué de dénoncé ce “grand n’importe quoi”:

De son côté, la Fédération marocaine a relevé trois erreurs lors du match Portugal-Maroc et les détails dans sa lettre, accompagnant par ailleurs sa missive de vidéos:

4e minute: but du Portugal entaché d’une faute de n°3 du Portugal qui a poussé fautivement le n°13 du Maroc.

30e minute: le défenseur n°6 du Portugal a chargé irrégulièrement par imprudence dans sa surface de réparation son adversaire n°13 du Maroc. L’arbitre n’a pas accordé de penalty et le VAR n’est pas intervenu.

80e minute: penalty non sifflé en faveur du Maroc suite à une faute de main intentionnelle du joueur n°3 du Portugal.

De la même manière, pour le match Maroc-Espagne, ce sont cinq erreurs qui ont été reportées à la FIFA:

8e minute: une faute évidente du n°3 de l’Espagne qui a fait un tacle par imprudence sur l’attaquant marocain n°13 qui mérite un carton jaune.

22e minute: avertissement non mérité du n°8 du Maroc.

47e minute: faute de main volontaire ou intentionnelle non sifflée en faveur du Maroc à proximité de la surface de réparation de l’Espagne et qui mérite en plus un carton jaune.

55e minute: charge irrégulière du n°2 de l’Espagne sur le n°13 du Maroc à l’intérieur de la surface de réparation alors qu’il tentait de récupérer le ballon.

90e minute: dans les ultimes minutes de la partie, une sortie de but non signalée par les arbitres aboutit à un corner qui a été exécuté du mauvais côté, et qui a abouti au deuxième but espagnol. But refusé dans un premier temps par l’arbitre pour hors-jeu et validé par la suite après le recours au VAR.

 

Regrettant “l’impact négatif sur l’image de la FIFA et sur l’avenir du footballen tant que pratique censée participer à faire partager les valeurs nobles d’équité et d’égalité des chances”, la FRMF conclut sa lettre en s’adressant au président de la FIFA, comptant sur son “sens hautement éthique et (son) attachement au respect du droit”. La demande formulée par la FRMF à Gianni Infantino précise ainsi attendre désormais de la FIFA qu’elles “prenne les mesures qui s’imposent et procéder aux ajustements nécessaires” en vue de “réparer ces injustices et garantir les conditions d’une compétition assurant l’égalité des chances à toutes les équipes”.