TUNISIE
09/07/2018 17h:37 CET

Entretien avec OZ, DJette tunisienne qui sera présente au Fairground Festival

OZ sera présente le 13 juillet au Fairground festival à Sousse, qui regroupe des DJ venus de neuf pays différents pour deux jours.

Facebook/DjOZ/Wax Bar

 Plus que quelques jours avant le coup d’envoi de la 3ème édition du  Fairground Festival à l’écovillage de Sousse.

Pour ce troisième rendez-vous incontournable de la scène électronique tunisienne, les organisateurs ont fait appel à une ribambelle de talentueux Djs et Djettes du monde entier.

Le HuffPost Tunisie vous propose d’aller à la découverte de la Djette tunisienne Oz, que vous retrouverez aux platines en day one du Festival.

 

Bonjour. C’est votre première fois au Fairground festival?

 

En effet, c’est ma première fois. J’étais déjà allée jeter un coup d’oeil précédemment lors d’un passage à Sousse mais je n’y avais jamais mixée. J’ai été contactée pour régler les détails techniques et financiers et c’est comme ça que je suis arrivée dans la programmation.  

 

Qu’est ce qui vous a donné le goût des platines?

 

En fait, j’ai commencé à mixer en 2007, où j’ai fait un all night long.

Je fais de la guitare depuis mes 12 ans. À 18 ans je suis devenue bassiste, j’avais un groupe de métal et ai aussi fait des percussions. J’ai étudié au Beaux-Arts, et j’ai toujours baigné dans l’informatique. Je maitrisais déjà bien les ordinateurs et ce n’était donc pas trop compliqué pour moi de prendre en main les logiciels de mixage.

J’ai apprécié le côté pratique: on peut tout faire par ordinateur, il n’est pas nécessaire d’enregistrer au préalable des instruments pour les mixer par la suite. Mais je ne pense pas pour autant que les instruments sont voués à disparaitre: le djembé et la guitare sont encore et toujours présents sur les plages!

 

 

Que pensez-vous de la scène électro tunisienne?

La scène tunisienne a tellement évolué que je ne la reconnais plus! Après la révolution, de nombreux clubs ont ouvert, les DJs se sont de plus en plus intéressés à l’électro, la techno, la house… On s’est éloigné de la musique commerciale, du rap et du RnB.

Le nombre de DJs s’est multiplié aussi après la révolution, et il y a plus de diversité.

 

Parmis les grands noms de DJs, la plupart sont pour l’instant des hommes. Comment les femmes DJ sont elles accueillies sur la scène électro? 

Depuis un an ou deux, je trouve que le nombre de femmes DJs a augmenté. Il s’agit là de filles qui mixent bien, qui ne sont pas là juste pour essayer mais pour faire un bon show. Elles sont toutes en train de lutter pour l’égalité.

En mai, j’ai crée le premier événement uniquement organisé par des filles, Cupcake Colours. DJettes, organisatrices, filles en charge des stands… Tout était féminin, et le public était mixte, avec l’entrée gratuite pour les filles. Je prépare d’ailleurs la deuxième édition pour le mois d’août.

Des projets après le Fairground en plus de la 2ème édition du Cupcake Colours? 

En plus de la deuxième édition de Cupcake Colours, je suis actuellement en tournée en Tunisie. J’étais à Djerba jeudi dernier, à Mahdia samedi… J’ai aussi des mixs et des productions à sortir pour des films. J’ai d’ailleurs fait la bande son d’une VR au festival de Kerkennah. Je fais tout cela non pas pour l’argent mais pour diffuser l’art: ce qui m’importe, c’est de faire danser les gens.

Des conseils pour les jeunes DJs et DJettes?

Je sais qu’il existe des écoles de DJs, notamment AliBaba, donc c’est un peu cher. Ce qui serait bien, serait d’avoir des écoles accessibles à tous.

Pour les jeunes DJs, je suis là pour les soutenir et les mettre en contact! J’ai notamment plein de relations avec les associations dans l’électro!

 

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