27/07/2015 12h:29 CET | Actualisé 27/07/2015 12h:29 CET

Jeunes entreprises africaines: La vie n'est pas un long fleuve tranquille...

ENTREPRENARIAT - Berceau de l’humanité, creuset des opportunités futures, réservoir des terres utiles à assurer notre sécurité alimentaire,... l’Afrique cumule les qualités et est considérée de plus en plus comme un nouvel eldorado pour la croissance. Reste cependant à s’organiser. En interne et en comptant sur ses propres ressources, c’est encore mieux.

Une des questions centrales du développement du continent est bien sûr l’emploi. Pour faire face à une proportion de la population active qui augmente, il est urgent de miser sur la culture de l’entreprenariat et sur un meilleur accès aux financements. A ce titre, motiver la création d’entreprise est en enjeu crucial, puisque l’horizon 2050 annonce qu’un quart de la population mondiale sera africaine, le continent voyant son nombre d’habitants multilié par deux.

La bonne nouvelle, c’est que cette augmentation permet également l’émergence d'une nouvelle classe moyenne apte à mieux vivre et plus consommer. En bref, un nouveau marché de taille importante est en train de se créer.

En 2014, le New-York Forum Africa (NYFA) a réalisé la première enquête sur la génération des 15-26 ans.

Il en ressort que 56 % des 5.000 jeunes africains interrogés parlent de leurs difficultés à trouver des financements. Pour eux : « avoir des idées innovantes est un bon début, encore faut-il qu’elles émergent ». Manque de plateformes, lourde bureaucratie, peu de place à l’échec et à la prise de risque, frilosité bancaire… les maux sont nombreux qui paralysent l’auto-emploi.

Très logiquement, le terreau est parfait pour voir se développer l’informel. Un constat particulièrement développé en Afrique subsaharienne où plus de la moitié de la population a moins de 25 ans. Selon le Banque Mondiale, ils seront près de 11 millions de jeunes africains à faire leur entrée sur le marché du travail chaque année.

Le paradoxe ? De nombreux pays africains affichent une belle croissance économique grâce à leurs ressources en pétrole, en gaz et celles liées à l’extraction minière sans pour autant faire baisser leur taux de pauvreté, puisque cette croissance ne génère que peu d’emplois pour les jeunes.

Souhaitant apporter sa pierre à l’édifice le New-York Forum Institute, fondé par Richard Attias, annonce un prix de 100.000 euros destiné aux entreprises africaines les plus innovantes. Au programme du NYFA 2015 dès le 28 août prochain au Gabon, quatre lauréats seront ainsi désignés par un jury composé de dirigeants africains.

Innovation, potentiel de développement, viabilité économique et impact social sont les critères de jugement pour établir un Top 50 au sein de ce vivier de start up.

Face à une jeunesse toujours plus nombreuse, les dirigeants politiques doivent faire face à leurs responsabilités. Ils sont en effet nombreux à attendre les fameuses réformes aptes à améliorer le climat des affaires, renforcer l’éducation de base et améliorer l’accès à la formation et au crédit. En clair, atteindre enfin une prospérité collective, mieux partagée en Afrique.

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