17/06/2019 10h:43 CET | Actualisé 17/06/2019 10h:43 CET

Entreprises citoyennes: Et si l’engagement des acteurs économiques permettait de répondre aux enjeux pressants de nos sociétés?

"En matière de climat, de progrès social ou encore d’égalité."

scyther5 via Getty Images

ÉCONOMIE - Et si l’engagement des acteurs économiques permettait de répondre aux enjeux pressants de nos sociétés, en matière de climat, de progrès social ou encore d’égalité? C’est sur cette question que 150 acteurs économiques, décideurs et entrepreneurs se rassembleront à Essaouira du 28 au 30 juin.

On parle de crise climatique. De mouvements sociaux. D’inégalités de plus en plus fortes entre les plus riches et les plus pauvres de la planète, menaçant ainsi le vivre ensemble. Et si les entreprises engagées, les acteurs économiques, pouvaient apporter une partie des réponses à ces problèmes majeurs? C’est ces pionniers, ces acteurs du changement référents et emblématiques qui se rassembleront pendant trois jours dans la ville côtière.

Sommées d’agir et de résoudre les enjeux de notre époque, les entreprises ont ainsi changé de rôle. Au sein du think & do tank “Thinkers & Doers”, elles sont nommées et désignées comme des “entreprises citoyennes”. Lors de la Déclaration d’Essaouira, le rapport issu des travaux de groupe de la précédente édition des Etats Généraux, une définition de cette catégorie d’acteurs économiques encore trop silencieux et parfois confondus avec des organisations philosophiques ou des programmes RSE a été proposée: “l’entreprise citoyenne doit, en plus de sa performance et de sa viabilité économique, démontrer son efficacité pour garantir une vie collective de qualité, pour les générations présentes et futures”. Dans cette acception, les acteurs économiques ont conscience qu’il ne s’agit plus de déclarer leur responsabilité sociale et environnementale. Il faut la mettre en application et pouvoir en mesurer l’impact.

Or, si cette frange d’acteurs économiques a dépassé le cadre de l’action qui leur était dévolue, pour aller vers la mise en œuvre de solutions concrètes, il est urgent de passer un cap. Il faut embarquer, massivement, d’autres acteurs. Pour devenir la minorité qui donne l’exemple. Et qui fera basculer le système. C’est le principe du célèbre ‘‘Tipping Point’’. Ce mécanisme expliqué par Malcom Gladwell montre que les “rares”, ceux qui sont influents et déjà engagés dans un comportement différent, ont le pouvoir d’entraîner les autres.

Si et seulement si leur comportement et leur message sont répétitifs… et si, également, le contexte les rend audibles. Ainsi, agir en coalition, entre “sachants”, de manière concertée, récursive, radicale, en présentant concrètement des résultats, permet de créer la bascule. Voilà une partie de la solution.

Lors des Etats Généraux, ce sont ces trois critères du fonctionnement décrit par l’auteur du Tipping Point qui seront réunis. Un peu comme un canevas pour travailler ensemble pendant trois jours. Agir en commun, avec des entreprises référentes et emblématiques, sur un plaidoyer présenté à l’ONU en septembre pour créer un momentum et présenter les contours d’une coalition d’acteurs économiques prêts à s’engager dans des actions pour le bien commun.

Avancer en coalition en engageant les participants dans des projets communs, pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour la promotion du progrès social, c’est montrer que c’est possible. C’est cette démonstration que les Etats Généraux souhaitent faire. Et c’est cet engagement que les participants souhaitent prendre: travailler pour accélérer leurs engagements via des actions, via des programmes concrets. Pour parler d’impact. De résultats. 

Depuis la Cité des Alizés, ce port de commerce qui accueillait les voyageurs du monde et inventait le modèle d’une société prospère qui rayonna bien au-delà des remparts, l’économie s’engage pour l’humanité. Selon le motto de Thinkers & Doers. Ces Etats Généraux sont placés sont le signe de l’action. Exemplaire. Et courageuse. Résonnant comme un appel à ceux qui partagent cette envie de dessiner les contours d’une société plus juste, plus humaine. Via leurs entreprises. Au sein de leurs organisations. Ou de leur Cité. Le rendez-vous à Essaouira est un appel.