TUNISIE
25/09/2018 17h:51 CET | Actualisé 25/09/2018 22h:26 CET

Alors qu'il est ciblé par certains pays du Golfe: Les soutiens de Kamel Jendoubi, président de la commission d'enquête de l'ONU sur les exactions commises au Yémen, se mobilisent

La guerre au Yémen a fait de nombreux morts parmi les civils

FETHI BELAID via Getty Images

Désigné par les Nations-Unies président du groupe d’experts chargé d’enquêter sur les exactions commises au Yémen, l’ancien ministre chargé des Relations avec les institutions constitutionnelles et la société civile et des Droits de l’homme Kamel Jendoubi serait la cible de certains pays du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis qui craindraient d’être remis en cause dans son enquête, remise en août 2018 et qui sera discutée devant le Conseil des droits de l’homme le 26 septembre 2018.

Plusieurs ONG et personnalités tunisiennes et étrangères ont exprimé leur soutien à Jendoubi à travers un appel commun qui a été remis le 25 septembre à Michelle Bachelet, le Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme. 

Prendre pour cible Kamel Jendoubi est “une nouvelle marque de mépris à l’égard du droit international”, soulignent les signataires.

Ils expriment d’abord leur soutien à Jendoubi et l’équipe d’enquête en saluant leurs efforts pour récolter des témoignages sur ce qui se passe au Yémen. 

Les signataires insistent sur la nécessité de poursuivre les responsables des crimes commis dans ce pays afin de cesser l’impunité en matière de crime de guerre. Ils appellent l’organisme onusien à interdire la vente d’armes aux parties en conflit et à prendre en main la situation humanitaire qui passe par l’arrêt des exactions. 

Depuis 2015, le Yémen est ravagé par la guerre entre une coalition de pays arabes sunnites menée par l’Arabie Saoudite contre les Houthis de la minorité zaïdite (une branche du chiisme), soutenus par l’Iran. Champ de guerre entre chiites et sunnites de la région, le Yémen en subit lourdement les conséquences: assassinats politiques, notamment d’Ali Abdallah Saleh en 2017, des actes de tortures, etc. Environ 10 000 sont morts et 56 000 ont été blessés dont la plupart sont des civils, selon l’ONU.

La situation humanitaire est également désastreuse avec la propagation de la famine et du choléra, alerte l’ONU. 

Face à cette situation, l’ONG internationale, Human Rights Watch, demande, le 25 septembre, au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, de renouveler le mandat d’un groupe d’experts sur le Yémen présidé par Kamel Jendoubi. 

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