TUNISIE
03/02/2019 18h:20 CET

Ennahdha répond à la polémique autour de l'enquête sur ses comptes bancaires

Pour le mouvement, il est inadmissible que seules les correspondances le concernant ont fuité.

FETHI BELAID via Getty Images

Il a fallu 3 jours à Ennahda pour répondre à la polémique autour de la correspondance envoyée par le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie à toutes les banques tunisiennes, à la demande de la Cour des Comptes, dans laquelle celles-ci ont été priées de fournir des “informations” concernant les comptes bancaires ouverts en Tunisie au nom d’Ennahdha et de certaines personnes physiques.

Dans un communiqué rendu public, le parti a dénoncé la fuite et la publication de cette lettre dans les médias, qui selon lui n’est qu’une nouvelle tentative de ternir l’image du parti et d’influencer l’opinion publique.

Selon le mouvement, il est inadmissible que seules les correspondances le concernant ont fuité. Ainsi il appelle à l’ouverture d’une enquête à ce sujet, vu “les répercussions négatives et dangereuses de ces pratiques sur la vie politique, et qui ouvrent la voie aux spéculations”.

 

Il a également insisté sur l’importance de l’impartialité des institutions de l’Etat, qui doivent rester loin des conflits politiques.

Ennahdha affirme s’être toujours tenu à la transparence, coopérant avec toutes les parties concernées et fournissant toutes les informations relatives à son financement, “contrairement à plusieurs autres partis”, explique Ennahdha dans son communiqué.

Il a par ailleurs salué le communiqué de la Cour des Comptes dans lequel il a été précisé que cette mesure entre dans le cadre du contrôle des financements des campagnes électorales des municipales de 2018, et qu’elle concerne tous les partis politiques ayant obtenu des sièges dans les conseils municipaux.

L’enquête de la Cour des Comptes sur les comptes bancaires d’Ennahdha, concernent plusieurs dirigeants, députés, conseillers et membres du Conseil de la Choura.

Rached Ghannouchi, président du parti, et le trésorier du mouvement figureraient également dans ladite liste, selon Business News.

Le mouvement avait déjà réagi à cette affaire vendredi 1er févier, à travers son porte-parole Imed Khemiri, qui avait déclaré qu’ “Ennahdha n’a rien à craindre”. “C’est une mesure ordinaire (...) notre parti respecte le travail des institutions de l’Etat tant que ces dernières se conforment à la loi” avait-il-ajouté.

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