TUNISIE
03/10/2018 09h:23 CET

Ennahdha dément les accusations du Comité de défense de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi

Des "mensonges" selon Ennahdha.

Nicolas Fauqué via Getty Images

Le parti Ennahdha a violemment critiqué, mardi, la conférence de presse organisée par le comité de défense de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, qui avait clairement pointé du doigt l’implication du parti présidé par Rached Ghannouchi dans ces deux assassinats politique.

Dans un communiqué publié sur son site, Ennahdha affirme que la conférence de presse organisée par “le Front populaire” n’est basée que sur des “mensonges” et rejette toute activité du parti en dehors de la loi régissant les partis politiques.

 

Alors que le comité de défense a mis en exergue l’implication de Mustapha Khedher, un militant d’Ennahdha, chez qui la police aurait retrouvé de nombreux documents en lien avec les assassinats de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi, le parti affirme que celui-ci n’a aucun lien avec le mouvement Ennahdha et dénonce “des accusations gratuites à l’encontre des institutions de l’État”.

Par ailleurs, Ennahdha a regretté que le seul programme politique du Front Populaire est de faire fructifier politiquement “le sang des martyrs pour cacher son échec permanent lors des échéances électorales” mais aussi pour ne pas montrer son “incapacité de présenter un vrai programme au peuple tunisiens”.

“Ce n’est pas la première conférence de presse, et ce ne sera pas la dernière conférence de presse qu’organisera le Front populaire et ses dirigeants pour accuser Ennahdha dans ces affaires d’assassinats politiques” a pour sa part estimé le porte-parole d’Ennahdha Imed Khemiri.

 

Le comité de défense de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi a tenu, mardi, une conférence de presse, durant laquelle il est revenu sur les circonstances de l’assassinat des deux militants de gauche, sous le thème: “L’organisation spéciale du mouvement Ennahdha après la révolution et sa relation avec les assassinats politiques: Des vérités révélées pour la première fois”.

Pointant du doigt le rôle joué par Ennahdha dans ces assassinats et présentant de nombreux document, le comité de défense a mis en exergue l’implication de Mustapha Khedher, un militant d’Ennahdha, chez qui plusieurs documents relatifs à ces affaires auraient été retrouvés chez lui.

Le comité de défense a également affirmé qu’un appareil sécuritaire propre à Ennahdha a été mis en place par celle-ci, chargé d’espionner plusieurs personnalités politiques tunisiennes mais également des ambassades étrangères.

Enfin, Ridha Raddaoui, avocat et membre du comité a expliqué qu’il existe une “chambre noire”, inaccessible, au sein du ministère de l’Intérieur qui contiendrait des documents dangereux et pouvant faire la lumière sur ces assassinats: “Le directeur des archives à l’époque nous avait refusé l’accès (...) tout comme ses successeurs” a-t-il regretté. 

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