ALGÉRIE
08/02/2019 14h:06 CET | Actualisé 08/02/2019 14h:07 CET

Energie nucléaire : l’Algérie veut rassurer

YASSER AL-ZAYYAT via Getty Images

L’Algérie veut rassurer la communauté internationale sur l’usage qu’elle compte faire de l’énergie nucléaire. Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni a réaffirmé jeudi que l’Algérie avait fait le choix stratégique d’une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire afin de permettre la diversification des sources d’énergie et garantir l’avenir des générations montantes.

Venu défendre son projet de loi relatif aux activités nucléaires devant les membres de la Commission des Affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification à l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a expliqué que “le programme pacifique d’utilisation de l’énergie nucléaire requiert la mise en place d’un cadre législatif définissant les conditions des activités nucléaires et les règles de sécurité”.  

Très règlementé, le projet de loi relatif aux activités nucléaires (présenté devant la commission) est  composé de 19 chapitres et 156 articles. Ainsi, le ministre a confirmé que les autorisations pour pouvoir mener des activités liées aux matières nucléaires, sont “délivrées, exclusivement, par l’Autorité de sûreté et de sécurité nucléaire”. 

L’Algérie qui a paraphé des plusieurs conventions de coopération sur les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire avec de nombreux pays et d’instances, à l’instar de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). C’est le commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui exerce actuellement les prérogatives de contrôle réglementaire des activités nucléaires, a rappelé le ministre, expliquant que pour être au diapason des textes en vigueur sur la scène internationale, il est indispensable de séparer la fonction de contrôle réglementaire des autres fonctions.

Pour ce faire, l’Algérie a créé le Commissariat de l’Energie atomique (Comena) pour la mise en œuvre d’une politique nationale visant le renforcement et le développement des techniques nucléaires, outre la création de deux réacteurs pour la recherche et la formation (Alger et Djelfa), et l’Institut algérien de génie nucléaire qui offre une formation spécialisée en génie nucléaire et s’occupe de la mise en marche et la maintenance des réacteurs nucléaires de recherche ou les centrales nucléaires de production de l’énergie électrique, a rappelé M. Guitouni, rapporte l’APS.