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07/05/2018 17h:08 CET | Actualisé 07/05/2018 17h:08 CET

Endométriose : une souffrance au féminin mal comprise

"J’ai décidé de parler de cette souffrance féminine souvent banalisée, considérée à tort comme une fatalité au féminin."

Staras via Getty Images

Le mois de Mars passé (24 mars), nous avons eu le mois de l’Endométriose. Un mois en France, où cette problématique a interpellé les consciences et amené une certaine sensibilisation.

J’ai décidé de parler de  cette souffrance féminine souvent banalisée, considérée à tort comme une fatalité au féminin. Elle nous touche toutes de prés et de loin et dans le Monde entier, et longtemps on a considéré que sa souffrance était normale. Mais si les règles sont normales, souffrir atrocement ne l’est pas !

Mais ce qu’il faut retenir avant tout et c’est bien la raison de mon billet, c’est que la connaissance et la reconnaissance de la maladie est très sommaire. Ce qui fait, qu’à l’heure actuelle, les solutions pour soulager les femmes sont très maigres. Plusieurs approchent ont tenté d’expliquer la survenue de  cette maladie, mais son origine est actuellement incertaine.

Certaines études ont démontré une prédisposition génétique possible, et la possibilité que la cause soit aussi liée à une déficience immunitaire et la présence de perturbateurs endocriniens qui seraient des facteurs qui contribuent au développement de la maladie.

Un reportage inédit que j’avais vu il y a des années, avait également dénoncé l’utilisation des tampons hygiéniques sur l’avènement de la maladie, au grands dam de grandes marques de la place qui continuent à vendre les tampons à nos jeunes filles…

En 2017 France 5 diffusait le documentaire choc « Tampon, notre ennemi intime », réalisé par Audrey Gloaguen. Un film choc qui évoquait notamment la composition -à ce jour très floue- des tampons et les conséquences graves que pourrait entraîner cette protection hygiénique sur la santé des femmes.

Outre le syndrome foudroyant du choc toxique dont certaines marques de la place sont de plus en plus souvent accusées, les tampons pourraient également être, en partie, lié au développement de l’endométriose.

En mars 2016, le magazine « 60 millions de consommateurs » avait lancé une étude. Onze références avaient été analysées et plusieurs résidus “potentiellement toxiques” avaient été retrouvés dans cinq d’entre elles ( dans des tampons largement consommées dans le commerce).

Enfin, en août 2016, le secrétariat d’État à la Consommation avait ordonné des tests sur six marques. Ils ont révélé la présence de nombreuses substances nocives

Comprendre l’Endométriose

C’est une pathologie  gynécologique qui touche les femmes dans la tranche 20 et 40 ans (la maladie disparaît à la ménopause). Elle se caractérise par la présence de fragments de muqueuse utérine, autrement appelé « l’endomètre », se greffant sur les organes tels que la cavité utérine, les ovaires, les trompes de Fallope, ou encore le péritoine ou le rectum.

L’endomètre malade est la conséquence d’une surproduction de prostaglandines, de cytokines et de chémokines, des substances provoquant l’inflammation des tissus, qui ne sont normalement pas présents dans l’endomètre.

Les femmes touchées souffrent d’un dérèglement hormonal et plus particulièrement d’une surproduction d’œstrogènes.

Les manifestations de l’Endométriose

Elles se traduisent principalement en des douleurs pelviennes, abdominales, et parfois dorsales, en plus des douleurs lors des rapports sexuels.

Un diagnostic difficile à établir

On met parfois plusieurs années à le découvrir, le plus sûr moyen est donc de consulter un Médecin Gynécologue.

Selon le Vulgaris Médical, le diagnostic est aléatoire car un bon nombre de femmes souffrent de douleurs pelviennes durant leurs règles sans pour autant être atteinte d’endométriose. Et à l’inverse, certaines femmes n’auront aucune manifestation de la maladie et seront diagnostiquées durant un test de fertilité.

En effet 30 à 40% des femmes souffrant d’endométriose rencontrent une complication de la maladie : l’infertilité.

Seule la laparoscopie - sous anesthésie générale assez invasive – pourra confirmer l’existence de la maladie.

Que propose la médecine allopathique

Si diagnostiquée, la Médecine allopathique vous proposera une hormonothérapie (pilules) ou du paracétamol . Et nous connaissons les effets secondaires du paracétamol sur le foie et les interactions de la pilule sur d’autres problématiques dans notre corps… je dis ça et je dis rien…

Les formes les plus douloureuses ou graves,  bénéficieront d’une intervention chirurgicale.

Les médecines douces peuvent améliorer la vivance des  symptômes difficiles

En complément de la médecine allopathique, la Sophrologie accompagne les ressentis de la douleur (sans les faire disparaître par contre, dans le cadre d’un Protocole d’un accompagnement médical) et/ou une gestion du stress et des émotions face à la maladie.

Elle peut intervenir aussi dans le cadre d’un Protocole de préparation mentale, pour aider le sujet à se préparer aux examens de suivi.

La gestion de la douleur

Avec la respiration, la  visualisation et la relaxation, la personne va apprendre à se détendre mentalement et corporellement, et à gérer les douleurs pelviennes et abdominales.

La respiration et la suggestion mentale vont aider à changer la perception de la douleur et à prendre de la distance face à la souffrance physique.

Accepter son corps défaillant

La plupart du temps on se sent trahie par ce corps qui va mal. On est fatiguée, on ne vit pas comme les autres, on se sent étrangère à soi. La Sophrologie avec ses ex de relaxation va permettre d’arrêter cette guerre intérieure, afin d’harmoniser mental et physique.

Mieux gérer son stress

L’endométriose génère beaucoup de stress… car le sujet est en anticipation de la douleur à venir.

Chaque fin de mois, on envoie des infos au cerveau= douleur= stimuli d’alerte de l’organisme. Tout cela va provoquer une montée d’adrénaline (= le cerveau se prépare à prendre les décisions, les réflexes qui permettront de se protéger, à faire ce qu’il faut pour moins souffrir. .. Etc …) et ça pompe toute notre énergie.

Fatigue, douleur, stress, hormones, un cocktail explosif !

Comme le stress et la fatigue vont accentuer les douleurs, ce sera la respiration qui va permettre de temporiser notre organisme qui s’emballe.

Mieux vivre la valse des accompagnements médicaux

Echographie, radiographie, IRM, échographie vaginale .. et dans les cas graves, l’opération chirurgicale . La Sophrologie vous aidera dans le cadre d’une préparation mentale pour mieux les vivre et ne pas angoisser et va inciter encore une fois,  à se  détendre, se relâcher et ainsi, passer au mieux les examens médicaux.

Si l’on est face à la problématique de l’infertilité, on pourra également intervenir dans le cadre d’un Protocole en Sophrologie pour la procréation médicalement assistée.

La sophrologie est un accompagnement important  pour mieux vivre la maladie… car la maladie  est  chronique, capable de se disséminer dans le corps, provoquant des  douloureux insupportables : crises menstruelles intolérables, douleurs dans le bas du dos, miction douloureuse, défécation pénible, rapports sexuels insupportables, etc ...

Retrouvez les conseils de Fériel Berraies : www.feriel-berraies-therapeute.com

Vous pouvez obtenir de plus amples informations sur le site  www.endofrance.org.

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