TUNISIE
28/02/2019 18h:27 CET | Actualisé 28/02/2019 18h:29 CET

En Algérie, le premier ministre met en garde contre un "scénario syrien"

Tenant ces propos devant l'assemblée nationale, Ahmed Ouyahia a été hué par certains députés, alors que d'autres l'ont applaudi.

Après quelques jours des manifestations qui secouent l’Algérie contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, voilà que son premier ministre, Ahmed Ouyahia, devant l’assemblée, met en garde contre une tournure des événements semblable à celle de la Syrie, huit ans auparavant.

Les propos n’ont pas manqué d’irriter quelques députés qui ont crié leur opposition face à ces déclarations, avant de quitter la séance.

Ahmed Ouyahia a fait le rapprochement avec le début de la révolution syrienne, déclarant que celle-ci avait également commencé par des manifestants offrant des roses aux forces de l’ordre.

“Je vous rappelle qu’en Syrie, ça avait commencé avec des fleurs.” déclare-t-il

Dans une cacophonie totale, et après des applaudissements dignes d’une standing ovation d’un côté, et des cris de mécontentement de l’autre, il a par ailleurs précisé que ses propos n’ont pas pour objectif de “faire peur aux gens, ni d’exploiter le passé”. rapporte Agence France Presse.

Les journalistes en ligne de mire

Après le début du mouvement de contestation des journalistes le 26 février, plusieurs interpellations musclées ont eu lieu dans la capitale.

Les forces de l’ordre ont alors formé un bouclier humain autour des journalistes afin de les maîtriser, et des caméramans ont été interpellé. Certains ont été relâchés et d’autres emmenés par la police.

Le sit in des journalistes a commencé en réaction à l’impasse de leurs médias sur les événements du vendredi 22 février.

La quasi-absence de couverture médiatiques par les médias publics ainsi que certains médias privés avait été fortement critiquée par les manifestants qui ont dénoncé le silence et la déformation de leurs revendications. 

La première vague de manifestations avaient commencé à le 22 février dernier. Répondant aux appels anonymes sur les réseaux sociaux, les manifestants s’étaient regroupés après la prière du vendredi, et s’étaient dirigés vers la capitale Alger.

Des centaines de manifestants avaient alors rejoint la marche.

Depuis vendredi 22 février, les manifestants de plus en plus nombreux continuent à crier leur opposition à un cinquième mandat du président en poste depuis 1989.

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