MAROC
13/12/2018 17h:57 CET

En 2018, le nombre de migrants ayant rejoint clandestinement l’Europe a baissé de 30%

Les Marocains, les Guinéens et les Maliens ont été les plus nombreux à traverser l'ouest de la Méditerranée.

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IMMIGRATION CLANDESTINE - L’année 2018 a été l’année où l’Europe a reçu le moins de migrants clandestins, depuis 2014. Jusqu’en novembre, 138.000 migrants ont pu atteindre l’Europe, un chiffre très bas comparé aux 204.719 “détections de traversée illégale” de l’année dernière, soit une baisse de près de 30%, a révélé, jeudi, l’agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières, Frontex, dans un communiqué. Le mois de novembre a lui aussi connu une baisse de 44% du flux migratoire vers l’Europe par rapport à 2017, avec un total de 8.800 migrants clandestins.

Le total de migrants traversant l’ouest de la Méditerranée pour arriver en Europe a cependant doublé. Jusqu’en novembre, Frontex a recensé près de 53.000 migrants clandestins arrivés en Espagne cette année par cette route occidentale, soit plus du double du total recensé en 2017 pendant la même période. En novembre, le nombre de migrants empruntant cette route s’est élevé à 4.900, près de 29% de plus que l’année dernière. Cette année, les Marocains, les Guinéens et les Maliens ont été les plus nombreux à traverser cette route qui demeure la plus empruntée par les migrants voulant rejoindre l’Europe.

L’est de la Méditerranée a lui aussi connu une hausse de 30% au niveau des migrants détectés dont le total s’est élevé à 50.900 personnes. Les migrants qui ont emprunté le plus cette route sont des Syriens, des Afghans et des Irakiens. Frontex explique cette hausse par l’augmentation du nombre de migrants qui traversent les frontières terrestres avant d’arriver aux côtes.

Baisse importante au centre

Contrairement aux deux autres zones de la Méditerranée, la partie centrale a connu une baisse importante de migrants avec moins de 22.800 migrants recensés dans cette route, soit une baisse de 80%. La majorité sont des Tunisiens et des Érythréens. En novembre, seules 900 personnes ont tenté de rejoindre les côtes européennes en empruntant cette route migratoire.

La route de l’ouest des Balkans qui longe la Serbie, la Hongrie et la Croatie, reste la moins empruntée par les migrants alors que celle qui traverse l’Albanie, le Montenegro et la Bosnie continue de connaître une pression migratoire.

La route migratoire de la Méditerranée centrale demeure par ailleurs la plus fatale avec plus de 1.267 migrants morts voulant rejoindre l’Italie ou Malte. Cette année, plus de 1.989 personnes sont mortes en voulant traverser la Méditerranée selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) publié le 6 novembre. 

Ce chiffre reste néanmoins plus bas que celui de 2017 qui a enregistré 2.960 migrants retrouvés morts sur les plages ou dans les hôpitaux après avoir été repêchés malgré les soins qu’ils ont reçus, ou bien des migrants qui n’ont jamais été retrouvés.