ALGÉRIE
12/03/2019 11h:01 CET | Actualisé 12/03/2019 11h:03 CET

Emmanuel Macron salue la "décision du président Bouteflika de ne pas briguer un 5e mandat"

Reuters

Le président français Emmanuel Macron a salué mardi la décision du président Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat lors de l’élection présidentielle du 18 avril, plaidant pour une “transition d’une durée raisonnable”.

 

Emmanuel Macron, en visite à Djibouti, a commenté la décision du président algérien Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat.

“Je salue la décision du président Bouteflika qui signe une nouvelle page” dans l’histoire de l’Algérie, a déclaré le chef de l’État français. Il a aussi appelé à une “transition d’une durée raisonnable”.

“Je veux souligner ici la dignité, le professionnalisme des forces de sécurité”, a précisé le président français lors d’une conférence de presse à Djbouti aux côtés de son homologue Ismaïl Omar Guelleh.

Le président de la République a annoncé ce lundi 11 mars 2019 le report de l’élection présidentielle du 18 avril 2019, et sa décision de ne pas briguer un 5e mandat à la magistrature suprême. Une annonce faite à travers l’agence de presse officielle.

 

Le président Bouteflika a également annoncé, dans une lettre qui lui est attribuée, la tenue de l’élection présidentielle dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante ainsi que la formation d’un gouvernement de compétences nationales.

Il a procédé, dans la foulée, à la nomination de Noureddine Bedoui au poste de Premier ministre, en remplacement à Ahmed Ouyahia, démissionnaire, et Ramtane Lamamra comme Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères.

En reportant les présidentielles, Abdelaziz Bouteflika semble ainsi envisager de rester à son poste, ce que les Algériens ont déjà refusé en sortant, par millions, manifester un troisième vendredi de suite à travers le pays.

Il avait promis le 03 mars de tenir des élections anticipées auxquelles il ne participera pas en cas de victoire le 18 avril prochain, dans une lettre lue en son nom. Lundi, après avoir annoncé le report des élections sans donner une date précise, il n’a pas indiqué son intention de libérer le poste de président à la fin de son mandat. 

La décision de reporter constitue ainsi une “violation de la Constitution” selon d’autres personnalités.