MAROC
22/09/2018 11h:18 CET | Actualisé 22/09/2018 11h:21 CET

Eminem fait la publicité de "Kamikaze" dans les médias, tout en se moquant d'eux

Le roi du clash, même dans ses publicités.

C Flanigan via Getty Images

MUSIQUE - Retour à l’envoyeur. Eminem, qui n’apprécie guère les critiques des médias sur son dernier album “Kamikaze” sait néanmoins les utiliser à son avantage. Y compris pour faire sa promotion dans ces mêmes médias.

Dans le numéro du Hollywoood Reporter paru le 20 septembre, le rappeur s’est payé une petite page de publicité... et par la même occasion, la tête de tous les médias culturels américains. Reprenant la pochette de son dernier album, il y a fait inscrire plusieurs extraits des critiques globalement négatives, en commençant par celle du Hollywood Reporter. La photo a d’ailleurs été tweetée par le directeur éditorial du magazine, Matthew Belloni, visiblement amusé.

“Respect à Eminem et son label d’avoir fait paraître cette publicité très amusante dans le Hollywood Reporter Magazine. Est-ce que c’est l’équivalent sur papier d’un clash en musique?”

“Pas besoin de ton avis”, peut-on lire sur l’affiche, avant de découvrir plus bas les recettes de l’album: “Numéro 1 dans 103 pays et l’équivalent de 434.000 unités vendues la première semaine aux Etats-Unis. Merci pour votre soutien, connards!”.

La liste des critiques commence d’ailleurs par celle du Hollywood Reporter: “le travail d’un artiste qui prend de l’âge, et qui essaye et échoue à rester pertinent”. On y trouve également celle du prestigieux magazine Billboard, dont le classement fait référence dans l’univers musical -“il critique tout le monde, sauf lui-même”-, de Rolling Stones, ou encore de Vulture -“Que se passera-t-il si Kamikaze ne se vend pas mieux que Revival? Qui faudra-t-il blâmer à ce moment là?”.

Sur les réseaux sociaux, les fans de Marshall Mathers ont bien sûr été ravis de cette affiche. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le rappeur, connu pour attaquer régulièrement les autres artistes, s’en prend aux médias. Dans le morceau “The Ringer”, qui ouvre son dernier album, il évoque “les médias et les journalistes” qui “ont descendu à mort son album” (“Revival”, ndlr) et à qui il “a fait un doigt”. “Je ne veux pas tourner ça en session juridique/donc je ne vais pas ironiser en public sur la presse/mais je viens juste de prendre ce rythme à ceux qui effacent les preuves”, lâche-t-il à la fin du morceau.

Cet article a initialement été publié sur le HuffPost France.