TUNISIE
10/09/2019 12h:44 CET

Élection présidentielle: Ce que propose le candidat Said Aidi s'il parvenait à l'investiture suprême

La moralisation de la vie politique, la relance du Maghreb Arabe via le développement de projets bilatéraux, la légalisation du cannabis...Que propose Said Aidi?

Le candidat à l’élection présidentielle anticipée du 15 septembre prochain, Said Aidi, était l’invité dimanche de la radio Jawhara Fm où il a présenté son programme électoral et mis en avant le rôle de “guide” joué par le chef de l’Etat.

Said Aidi et la liberté de la presse

“Il faut appuyer encore plus la liberté de la presse et la liberté d’expression. Dans ma vision en tant que président de la République, j’ai pour projet de voir, de discuter sur comment enraciner encore plus et renforcer des médias plus libres, honnêtes, qui travaillent en suivant la déontologie” affirme-t-il ajoutant qu’il n’existe pas d’Etat de droit sans une liberté de la presse.

Un président proche du peuple

Selon Said Aidi, le président de la République n’a pas de pouvoirs limités comme l’affirment beaucoup de candidats.

“Je n’ai qu’une seule promesse: Je ne serai pas le pensionnaire de Carthage, je serai le pensionnaire de tous les gouvernorats de la République, proche des préoccupations du peuple tunisien” dit-il avant de poursuivre:“Une élection présidentielle, c’est la rencontre entre un candidat/candidate et un peuple et cela nécessite deux choses importantes selon moi: D’abord des principes immuables (...) et ensuite avoir une vision”.

Pas de changement de régime politique

Interrogé sur le régime politique actuel, Said Aidi estime que l’exercice du pouvoir a fait en sorte que le chef de l’Etat et du gouvernement ne soient pas en bons termes mais que cela n’est pas dû au régime politique. “C’est au président de la République d’être le lien entre le peuple et les pouvoirs, c’est lui le garant de l’unité nationale”.

“C’est pour ça que je dis qu’il faut avoir des principes immuables. Moi, si j’ai mon mot à dire, je le dirai sans que cela entraîne une concurrence négative”.

Le Maghreb Arabe au coeur de sa politique étrangère

“Je crois en une plus grande et plus étroite collaboration avec les pays du Maghreb Arabe (...) Ce qui se passe est honteux. Nous avons une zone où l’on partage la même identité, une histoire commune, la même langue, la même religion, et où il y a pourtant le moins d’échanges économiques” déplore le candidat affirmant que le Non Maghreb Arabe coûte 2 points de croissance annuellement à chaque pays de la région: “Cela nous coûte à la Tunisie, 30.000 emplois non créés par an”.

“Mais cela coûte encore plus cher quand on voit que l’innovation n’est pas là, que les avancées ne sont pas là” déplore-t-il citant un exemple d’un projet commun que pourraient faire la Tunisie et l’Algérie au niveau du bassin minier en créant un pôle pétro-chimique: “D’abord cela permettra d’être plus fort à l’échelle internationale au niveau technologique, de l’innovation, en matière de respect de l’environnement et de création d’emplois, et cela aura un effet positif sur les autres régions” développe Said Aidi.

“On peut également créer un campus universitaire partagé entre la Tunisie et l’Algérie ou encore avec la Libye par exemple en matière de Santé. Il y a beaucoup de projets dans ce sens qui peuvent être faits. Mais ce n’est pas moi, président de la République qui vais le faire, mais je vais mettre toute mon énergie, toute ma force de persuasion pour les réaliser” a déclaré le candidat.

Pour une moralisation de la vie politique

“J’ai également un projet de moralisation de la vie politique afin de fermer le robinet qui fait couler de l’argent étranger dans les partis politique et les associations” a promis Said Aidi avant d’ajouter: “On ne peut pas demander aux citoyens de respecter les lois si les personnalités publiques ne le font pas. Cela va contribuer à rendre leurs grandeurs aux lois”.

Le droit de grâce et la légalisation du cannabis

“Je n’accepterai pas qu’un citoyen entre en prison pour avoir consommé un joint, donc je l’appliquerai pour ces gens-là” a affirmé Said Aidi appelant à la mise en place d’une stratégie complète afin de pouvoir à terme dépénaliser la consommation de cannabis.

Contre la peine de mort

“Je suis contre la peine de mort. Je ne l’appliquerai pas contre personne”

La dépénalisation de l’homosexualité 

“Cela fait partie des libertés individuelles de chacun, il ne faut plus que cela soit sanctionné (...) Cela ne fera pas partie de mes priorités, il y a des sujets plus importants”

La question syrienne

“Fermer notre ambassade en Syrie a été une erreur. Il faut la rouvrir (...) Il n’y a aucune raison pour qu’il n’y ait pas de relations diplomatiques avec la Syrie”.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.