TUNISIE
09/08/2019 11h:20 CET

Élection présidentielle: Après Chahed et Marzouk, Abdelfattah Mourou dépose sa candidature

Une journée chargée pour l'ISIE...

FETHI BELAID via Getty Images

Une matinée chargée pour l’ISIE. 

Après Youssef Chahed et Mohsen Marzouk, le vice-président de l’Assemblée des représentants du peuple et candidat d’Ennahdha Abdelfattah Mourou a déposé, vendredi, sa candidature à l’élection présidentielle au siège de l’Instance électorale.

Accompagné du président du parti Rached Ghannouchi, de Noureddine Bhiri et des députés du parti, le candidat d’Ennahdha participera pour la première fois à l’élection présidentielle. 

Âgé de 71 ans, cet avocat de métier a été élu sur une liste...indépendante sur Tunis 2 à l’Assemblée constituante en 2011 après avoir acté son divorce d’Ennahdha.

Ce divorce, qui sera de courte durée, le fera revenir à de meilleurs sentiments et le voit revenir au bureau exécutif du parti dès 2012. Il sera même vice-président et conseiller personnel de Rached Ghannouchi.

Élu sur Tunis 2 à l’ARP, il sera élu premier vice-président.

Abdelfattah Mourou est l’un des fondateurs du Mouvement de la Tendance Islamique qui deviendra par la suite Ennahdha.

Arrêté et emprisonné à plusieurs reprises, notamment après l’attaque de Bab Souika, il quittera Ennahdha et adoptera un nouveau discours plus conciliant et cessera toute activité politique.

En 2011, avec le retour de Rached Ghannouchi à Tunis il reprend ses activités politiques.

Dans l’optique de plaire à la frange salafiste du parti, Ennahdha accueille en février 2012, le prédicateur extrémiste Wajdi Ghonim. Une vidéo sur sa rencontre avec Abdelfattah Mourou écornera l’image de ce dernier.

Mourou alors tenu des propos peu amènes sur la société tunisienne et sur les moyens de l’islamiser. Après avoir décrit une société peu encline au changement, l’actuel vice-président de l’ARP avait affirmé: “Ce sont nos adversaires. Ne leur montre pas d’hostilité visible. Notre objectif, c’est leurs enfants, leurs femmes et leurs petits-enfants. Nous ne voulons pas de ces personnes, nous visons leurs enfants. Leurs enfants sont à nous aujourd’hui, leurs filles sont à nous aujourd’hui. Notre objectif est de séparer la pensée des enfants de celle de leurs parents et grâce à Dieu nous y sommes parvenus” avait alors affirmé Mourou provoquant à l’époque un grand tollé. 

Le 07 février dernier, soit 7 ans plus tard, celui-ci fait son mea-culpa affirmant qu’il n’aurait pas dû s’entretenir avec Ghonim et indiquant ne s’être rendu compte de la dangerosité du prédicateur qu’après son départ de Tunisie.

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