ALGÉRIE
24/04/2019 17h:29 CET

Élection du prochain président du SNM : trois candidats sont donnés favoris

RYAD KRAMDI via Getty Images

Le syndicat National des magistrats élit son président Samedi 27 avril. Cette élection prévue à l’école de la magistrature de Koléa a lieu alors qu’une importante bataille se joue en coulisse pour la présidence du SNM.

L’inamovible Djamel Laïdouni en poste depuis 1999 a décidé de ne pas se représenter. Il ne peut plus s’appuyer sur le soutien de l’ancien ministre de la justice Tayeb Louh, originaire comme lui de Tlemcen. “Djamel Laïdoni a compris que le vent à tourner et qu’il n’a aucune chance pour cette élection”, explique un cadre du ministère sous couvert de l’anonymat. Il faut dire que depuis le Hirak, le 22 février, une volonté de s’affranchir des donneurs d’ordre souffle sur la corporation.

Les magistrats ont soutenu les manifestations populaires et dénoncé publiquement l’ancien garde des sceaux. Le 21 mars, il organisait un sit-in de protestation pour dénoncer les pressions exercées qu’ils subissaient et sur la suspension du président de la chambre correctionnelle du tribunal de Sidi M’Hamed, Meslem Abdelkader, suspendu de ses fonctions après avoir refusé d’exécuter “des instructions” visant à “faire condamner” des manifestants pacifiques interpellés lors de la marche du 15 mars à Alger.

Trois magistrats  

Pour la course à la présidence de la SNM, trois noms se détachent : Mohamed Bouaziz de la cour de Tizi Ouzou, Amine Mokrani d’Alger et dans une moindre mesure Mabrouk Yassaad de la cour de Béjaia, jugé de l’ancienne génération. Un handicap au moment où les magistrats ont décidé de faire souffler un vent de jeunesse et de liberté sur l’institution judiciaire. “Il faut que cette élection marque une rupture avec l’ancien système. Pour cela, nous devons affirmer notre indépendance et refuser de cautionner une justice aux ordres de la chancellerie”, affirme un magistrat.