MAROC
13/05/2019 17h:29 CET

Elan de solidarité en Irlande pour retrouver l'assassin d'un jeune Marocain

Azzam Raguragui a été poignardé vendredi alors qu'il se rendait à la mosquée pour rompre son jeûne.

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POLICE - L’enquête se poursuit, suite à l’assassinat à l’arme blanche d’Azzam Raguragui, un jeune Marocain de 18 ans. L’incident s’est produit ce vendredi 10 mai, dans un parc de Dundrum, une ville de la banlieue sud de Dublin, en Irlande. Un adolescent s’est présenté à la police pour proposer d’assister les enquêteurs au sujet de l’attaque. 

Selon leIrish Times, l’adolescent a proposé de fournir son aide aux policiers afin de retrouver l’auteur du meurtre d’Azzam Raguragui. Ce dernier avait succombé à ses blessures peu de temps après son admission à l’hôpital St James, à Dublin. Pour les policiers, le caractère du meurtre ne serait pas racial, précise la même source. Les motifs du meurtre pourraient s’expliquer par une bagarre qui aurait éclaté entre deux groupes de jeunes, dont le groupe d’Azzam Ragiragui. L’oncle de la victime avait précisé, sur Facebook, que son neveu se rendait vers une mosquée pour rompre son jeûne avant que de jeunes Irlandais ne croisent son chemin et le poignardent.

Il était décrit, par les gens qui le connaissent, comme quelqu’un de sympathique, gentil et courtois, souligne The Independent.Ce qui s’est passé [vendredi] a choqué toute la communauté ici. Il a été tué un vendredi, ce qui est un jour très spécial pour les musulmans. Il a également été tué pendant le mois de Ramadan, où des musulmans observent le jeûne. Il est mort alors qu’il jeûnait (...) C’est terrible. Toute la communauté est restée éveillée la nuit dernière. La plupart d’entre nous ne pouvions pas dormir parce que c’était un incident tellement choquant. Voir un très gentil garçon de cet âge poignardé à mort à Dundrum, je ne peux pas y croire”, a déclaré à la même source le Dr Ali Selim du Islamic Cultural Centre of Ireland. Il connaissait personnellement la victime qui fréquentait son établissement. 

Pour les parents d’Azzam, Abderrahmane Raguragui et Hajiba Elouaddaf, ces derniers jours ont été “très difficiles et éprouvants”. Ils ont déclaré aux médias locaux faire “confiance au système de justice irlandais pour obliger le ou les auteurs à rendre des comptes”, et vouloir de la tranquillité pour faire leur deuil. “Nous sommes reconnaissant pour toute cette solidarité et cette sympathie” ont-ils ajouté.

La Fondation soufie irlandaise a rendu hommage à Azzam, ce week-end, en le décrivant comme “un jeune homme courtois, respectueux et enjoué”.