11/05/2018 11h:01 CET | Actualisé 11/05/2018 11h:01 CET

Elalamy demande une commission d'enquête sur les accusations qui le visent

"Il refuse sous quelque condition que ce soit une atteinte à sa crédibilité".

Stringer . / Reuters

ENQUÊTE - Faire la lumière. C’est ce que demande le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy au chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani sur les accusations qui l’ont récemment ciblé. Cette requête a été relayée, hier, par le porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi au point de presse tenu suite au conseil de gouvernement.

Dans sa déclaration, ce dernier a précisé que le ministre a présenté sa requête en réaction “aux rumeurs et aux campagnes dont il fait l’objet et qui concernent deux sujets”. Le premier, explique El Khalfi, concerne l’octroi à la Fondation Saham du statut d’utilité publique, et l’autre la vente de la société Saham. “Il a sollicité cette commission d’enquête parce qu’il refuse sous quelque condition que ce soit une atteinte à sa crédibilité par la diffusion d’allégations”, ajoute le porte-parole du gouvernement. 

L’exonération de la cession d’entreprises ou d’action ainsi que de la taxe d’enregistrement prévue dans la loi de finances 2018 dont a profité le groupe Saham ne date pas d’aujourd’hui. C’est une disposition qui remonte, indique El Khalfi, aux Assises nationales sur la fiscalité en 2013, soulignant que la loi de finances de cette année compte 15 dispositions fiscales du genre. 

Il a également précisé, relayant les propos de son collègue de l’Industrie, qu’en cas de vente, c’est l’acheteur qui s’acquitte des droits d’enregistrement et non le vendeur.

Quant au statut d’utilité publique, il a été accordé à la Fondation Saham suite à une demande déposée en 2016 auprès du Secrétariat général du gouvernement, conformément à la procédure en vigueur, précise le porte-parole du gouvernement. Par cette commission d’enquête, Elalamy veut “que justice lui soit rendue”. 

Ce n’est pas la première fois que Elalamy est ciblé par des rumeurs. Saham Immobilier qu’il préside avait, en effet, démenti, en novembre dernier, les accusations d’un “corbeau” du nom de Brahim Haraki et publiées par le journal Al Ousboue, concernant un appartement qui aurait été offert par le ministre de l’Industrie à la femme de l’ex-ministre de la Santé El Houcine Louardi.

Saham Immobilier avait alors précisé que toutes les obligations légales en matière de transactions immobilières sont respectées et que la vente en question a été réalisée “en bonne et due forme” à Khadija Mazzi, épouse Louardi.

LIRE AUSSI: